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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Il n’absorbe pas l’eau et par suite ne nécessite pas de séchage. Il nes’embourre pas et son curage est insignifiant sinon nul ; surtout le curageà la main est supprimé. Ne faisant pas de bourre, il ne diminue pas laforce du tissu. La régularité de ses dents permet le travail instantané surtoute la surface employée, en lainant soit dans le sens de la longueur dudrap, soit dans le sens transversal, c’est-à-dire suivant la largeur du tissu ;cette dernière disposition de lainage constitue, avec les chaudrons métal-liques, l’ensemble des perfectionnements que M. Nos a apportés aux ma-chines à lainer.
PERFECTIONNEMENTS DANS LA PYROTECHNIE
PAR M. COBBIN
M. Corbin, qui s’occupe depuis un grand nombre d’années, avec unepersévérance remarquable, de la pyrotechnie à laquelle, il faut le dire, ila fait faire de véritables progrès, est arrivé à construire des fours à sou-der et des fours à pudler, qui permettent de réaliser, dans les usines àfer, une économie de combustible considérable.
Ces appareils, appliqués aujourd’hui sur une grande échelle, en France et en Belgique , et en particulier dans les forges de Fourchambault et dela Providence, ne tarderont pas à se répandre partout lorsqu’on saura lesavantages qu’ils procurent dans le travail du fer.
Ainsi, un four à souder qui, dans le système ordinaire, exige une con-sommation de 500 kilogrammes de charbon par 1000 kilogrammes de fer,n’en dépense pas la moitié avec la disposition imaginée par M. Corbin, eta, en outre, le mérite de chauffer bien plus rapidement, sans oxyder lefer, et d’opérer sur des bases beaucoup plus fortes.
Nous reviendrons prochainement sur ces appareils, qui apportent denotables améliorations dans les forges, et qui demandent à être dessinéset décrits avec soin. Nous serons aidé, pour cela, de l’auteur même, quia acquis une pratique de vingt années.