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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Dans cette position, qui est celle indiquée sur les fig. 3 et 4, les deuxtringles verticales u maintiennent, au moyen du chapeau u', l’extrémitéde l’arbre H, de façon à comprimer le ressort à boudin j (fig. 4) et àmaintenir engrené le pignon k avec la roue L ; mais quand l’index s ren-contre la règle S, et force celle-ci à osciller sur son centre, ses deux extré-mités se trouvent dégagées, le ressort t peut alors la soulever et avecelle les deux tringles u et le chapeau u' ; ce chapeau ne retenant plusl’axe, le ressort; le repousse à droite, et, par ce mouvement, dégage lepignon k de la roue L ; il n’y a plus alors aucune relation avec les pouliesde commande P' et P 2 , ni avec le modérateur à boules.
Nous avons vu qu’une sonnette était mise en mouvement quand le dé-brayage avait lieu; aussitôt l’ouvrier de service, averti par ce bruit, vientagir sur la poignée v du volant Y, qu’il fait tourner rapidement pour fairedescendre la vanne et rétablir l’équilibre de la puissance avec la résis-tance, qui s’était rompu par suite d’un débrayage instantané de plusieursmeules à la fois, par exemple. Il remet ensuite le mécanisme dans son étatnormal en repoussant à gauche l’axe H, et en comprimant le ressort t defaçon à engager de nouveau les extrémités échancrées de la règle S sousles têtes des boulons du châssis fixe T.
Fonctions de l’appareil. — Si l’on a suivi avec quelque attention ladescription que nous venons de donner des principaux organes de ce régu-lateur, il devient facile de se rendre compte de son fonctionnement ;ainsi, dans l’état normal, c’est-à-dire quand l’ouverture de la vanne estréglée de manière à laisser pénétrer dans la turbine la quantité d’eau né-cessaire pour mettre en mouvement un certain nombre de machines ouappareils avec une vitesse déterminée, la courroie motrice du régulateurembrasse la poulie folle P, aucune pièce du mécanisme ne fonctionne etla vanne reste immobile. Dans ce cas, la fourchette d’embrayage h, quidirige la courroie à l’aide du modérateur à boules, se trouve placée immé-diatement en face; mais aussitôt que la vitesse de régime de ce modéra-teur est modifiée, par suite de diminution ou d’accroissement de charge,la bague / monte ou descend, et l’un ou l’autre de ces mouvements dé-place la fourchette h et celle-ci la courroie, soit à droite soit à gauche,c’est-à-dire qu’elle est poussée sur la poulie P' ou sur celle P 2 ; dans lepremier cas, l’axe p, et par suite celui N, qui commandent le vannage,tournent dans un sens, celui convenable pour 1 faire monter la vanne, parexemple, et, dans le second cas, dans le sens opposé pour la faire des-cendre.
On voit donc que les moindres variations de vitesse qui font écarter ourapprocher les boules du modérateur à force centrifuge, se font immé-diatement sentir sur le vannage et en régularisent la position; il n’y a,comme nous l’avons dit, que quand la vitesse accélérée se prolonge, parsuite d’un débrayage trop considérable à la fois de meules ou d’appareils,que l’arrêt du régulateur s’opère automatiquement et que la sonnette