303
avertit l’ouvrier de service de venir descendre rapidement la vanne.
Cette disposition résulte du rapport des engrenages qui communiquentun mouvement très-lent à la vanne afin d’obtenir à la fois la force et larégularité ; sans cette disposition, il faudrait que l’appareil marchât très-longtemps avant d’avoir fait le nombre de tours nécessaires pour fairedescendre la vanne de la quantité voulue et ramener l’équilibre entrela puissance et la résistance, ce qui serait un inconvénient. C’est pourl’éviter que l'on a appliqué le système de débrayage et d’avertisseur, quipermet de faire fonctionner manuellement la vanne, et, par ce moyen,de ramener «rapidement la dépense de l’eau en rapport avec le travail quedoit produire la turbine.
RÉGULATEUR A AIR
APPLICABLE AUX MOTEURS HYDRAULIQUES ET A VAPEUR
Le principe sur lequel reposent les régulateurs à air est bien connu ;nous avons eu occasion, dans le 1 er volume de ce Recueil, de le dévelop-per en décrivant avec beaucoup de détails l’appareil de M. Molinié, qui,comme on sait, a eu un grand et légitime succès, appliqué indifférem-ment, pour régulariser la marche des moteurs hydrauliques ou celle desmachines à vapeur (1).
Celui que nous allons décrire, et pour lequel M. Branche s’est fait bre-veter pour quinze années, en France , le 13 août 1853, et, depuis cetteépoque, dans les principaux États de l’Europe , est également applicableà ces deux espèces de moteurs; il repose, comme le régulateur Molinié,sur l’insufflation et la compression de l’air atmosphérique. Mais l’appareil.
(0 Dans le deuxième numéro du 1 er volume de notre journal le Génie industriel, nous avonsdonné le dessin et la description du régulateur Molinié, perfectionné et entièrement en métal,ainsi que celui de M. Larivière;ce dernier diffère du précédent en ce qu’au lieu d’agir par lacompression de l’air sur le piston régulateur pour le maintenir plus ou moins élevé, il fonc-tionne au moyen du vide que l’on fait au-dessus du piston et de la pression atmosphérique quiagit en dessous. Nous publierons prochainement dans le même journal un régulateur que l’on aP'J remarquer à l’Exposition universelle de 1855, et qui est dû à M. Moison, mécanicien à Mouy(Seine-et-Oise ). Ce régulateur repose en principe sur l’application du mouvement différentielel sur la résistance de l’air ou d’un liquide quelconque, plus ou moins dense, sur des palettesanimées d’un mouvement de rotation rapide.