scies ne fonctionnèrent pas simultanément, il n’y eut pas de ralentisse-ment dans la vitesse qui resta constante.
Nous continuâmes nos expériences, en constatant, après plusieurs mi-nutes de travail successif avec dilférentes scies, une égale vitesse parseconde et qui toujours correspondait à 10 tours par 1/4- de minute.
C’est ainsi, par exemple, qu’en arrêtant et en faisant marcher alternati-vement la scie circulaire qui, à elle seule, peut absorber par instant jus-qu’à 4 à 5 chevaux de force, nous ne pouvions trouver la plus petite irré-gularité, ce qui nous faisait penser qu’on pouvait évaluer l’heure par lenombre de tours.
Au reste, un fait qui prouve encore mieux, s’il est possible, l’efficacitéd’un tel régulateur, c’est celui qui nous a été confirmé par M. Morin lui-même, au sujet de l’une des machines, dont la courroie motrice est venueà tomber de sa poulie de commande. On aurait pu croire à un accroisse-ment de vitesse considérable, tandis que l’on ne s’est pas même aperçuque la machine n’avait plus rien à faire mouvoir. Le régulateur avait agiavec une telle promptitude qu’il avait immédiatement fait fermer la valved’admission.
En présence de tels résultats, que nous sommes heureux d’avoir puconstater, nous nous faisons un devoir et en même temps un vrai plaisirde regarder cet appareil comme résolvant complètement la question sidélicate et si importante de la régularisation de la vitesse des machines.
Par son application aux moteurs à vapeur, ce système de régulateurperfectionné permet de réaliser une économie réelle dans la consomma-tion du combustible, en mettant sans cesse l’action de la puissance dé-pensée en proportion avec la résistance des appareils en mouvement.
Pouvant aussi s’appliquer avec le même succès aux moteurs hydrau-liques, il aura le grand avantage d’éviter bien des accidents et de satis-faire aux conditions les plus exigeantes dans les fabriques et manufactures.
Nous allons, à l’aide des fig. 5 à 9 de la pl. 23, essayer de faire com-prendre la disposition toute particulière de cet appareil. Nous avons choisi,comme exemple, un modèle de moyenne dimension qui figurait à l’Expo sition universelle de 1855.
La fig. 5 représente, en élévation, au 1/5 de l’exécution, le régulateurvu extérieurement ;
La fig. 6 en est une section verticale faite par l’axe suivant la ligne 1-2du plan ;
La fig. 7 est un plan ou section horizontale faite à la hauteur de laligne 3-4;
Les fig. 8 et 9 sont des détails du robinet d’échappement de l’air com-primé et de la soupape supérieure d’aspiration.
On voit, à l’aide de ces figures, que cet appareil se compose de deuxcylindres A et B, de même hauteur et de même diamètre, fondus ensembleet boulonnés sur le même socle de fonte G muni de soupapes de refoule-x. 20