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Un second petit canal j, également conservé dans la cloison, parallèle-ment à celui i communique, d’une part, avec la partie inférieure du cy-lindre B, et, d’autre part, avec le boisseau d’un robinet R (fig. 5 et 8),lequel a pour mission, comme nous allons l’expliquer dans le fonctionne-ment de l’appareil, de laisser échapper dans l’atmosphère l’excédant d’aircomprimé plus que nécessaire pour maintenir S’équilibre ou la hauteurnormale du piston B 2 .
Pour que le piston B 2 ne comprime pas d’air dans la capacité supérieuredu cylindre régulateur, une ouverture o est pratiquée près du couvercleafin de mettre cette capacité en communication avec l’atmosphère.
Marche de l’appareil. — Le mouvement rectiligne alternatif estcommuniqué au piston A 2 de la pompe, au moyen du moteur même qu’ils’agit de régler, par l’intermédiaire de la manivelle M et de la bielle Narticulée directement sur la tête de la tige A’, de sorte que c’est le mou-vement plus ou moins précipité du moteur qui règle celui du piston de lapompe, puisque ce dernier en est dépendant et ne se meut que par sonauxiliaire.
Lorsque le piston descend, par exemple, il forme le vide derrière lui,ce qui ferme la soupape inférieure F' et ouvre celle supérieure F, laquellelaisse pénétrer l’air extérieur par l’ouverture k dans la capacité du cylindrecomprise entre le couvercle et le piston, puis, quand celui-ci, arrivé à la finde sa course descensionnelîe, il remonte, ferme, d’une part, la soupape F etrefoule l’air par le conduit i dans le cylindre B, sous son piston, eu soule-vant la soupape de refoulement G'; d’autre part, le piston, en s’élevant,reforme le vide au-dessous de lui, soulève la soupape d’admission F / ,qui communique avec l’atmosphère, et ferme celle d'introduction G qu’ilfera bientôt ouvrir en descendant derechef pour refouler dans le cylindreB l’air qu’il vient aspirer.
L’échappement de cet air se fait, comme nous l’avons dit, par le robi-net R, dont on règle facultativement l’ouverture à l’aide d’une aiguilleindicatrice r (fig. 5 et 8) en rapport avec la vitesse de régime du moteur:c’est-à-dire que, dans l’état normal, cet échappement doit être égal à laquantité d’air refoulé sous le piston.
On voit donc qu’à chaque coup de piston de la pompe, soit ascension-nel, soit descensionnel, un même volume d’air pénètre dans le cylindre Bau-dessous de son piston qu’il maintient soulevé à une égale hauteur tantque dans des temps égaux la pompe donne un môme nombre de coups depiston; alors, dans ce cas, la valve du moteur, qui est en communicationavec la tige B' par la tringle L, reste immobile ; mais si la vitesse de ce mo-teur diminue, soit par l’embrayage d’une ou de plusieurs machines, soit partoute autre cause, celle du piston de la pompe diminuant aussi, le volumed’air envoyé sous le pistou B 2 sera diminué dans la même proportion, et,comme l’échappement par le robinet R reste toujours le môme, il arriveraque le piston, qui n’est soutenu que par la compression de l’air sur leque