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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

j] exerce une forte pression par son propre poids, et ceux a' et P, néprou-vant plus une résistance aussi forte, descendra jusquà ce quil séquilibreavec la pression de lair intérieur.

Le piston, en descendant, fera naturellement ouvrir la valve de la ma-chine pour laisser pénétrer une grande quantité de vapeur et par suiteregagner la vitesse normale ; si le contraire a lieu, cest-à-dire si la vitessedu moteur se trouve augmentée par des débrayages ou des réductions derésistance, la vitesse du modérateur étant toujours en rapport avec celledu moteur, le piston de la pompe enverra une plus grande quantité dairau-dessous du piston B- ; cette pompe sera forcée de ly comprimer, car,la sortie dair étant toujours la même, cette compression soulèvera lepiston jusquà ce quelle devienne égale à son poids ; leffet inverse, celuidécrit plus haut aura lieu sur la valve et déterminera la vitesse du moteur.

Lorsque le régulateur est appliqué à une roue hydraulique ou à uneturbine, il est nécessaire de mettre lappareil en rapport, non avec la vannemême du récepteur, mais bien avec une vanne additionnelle, qui estpréalablement équilibrée, afin de ne pas avoir delfort sensible à vaincre.On peut, du reste, adopter à cet égard une disposition analogue à celleque nous avons indiquée en décrivant lappareil Molinié.

CONSERVATION DES BOIS

Le problème de la conservation des bois est un des plus importants que puisseavoir à résoudre ia chimie industrielle. La Société impériale et centrale dhorticulgture a appelé lattention de ses membres sur Iss bons résultats que lon obtient delemploi, comme tuteurs, échalas de vignes, etc., de bois traités par le sulfate decuivre en dissolution dans leau, dans la proportion de 2 kilogr. pour 100 litres deliquide. Au Jardin des Plantes de Paris , on applique avec un plein succès ce procédéde conservation aux paillassons et aux toiles destinées à couvrir les serres, et qui,auparavant ne duraient guère plus dune année.

A ce sujet, M. Payen est entré dans quelques explications sur les différents agentsen usage aujourdhui pour la conservation du bois, tels que goudron de gaz distillé,acétate de plomb, chlorure de zinc, sulfate de fer, sulfate de cuivre, etc. On aessayé, en Angleterre, lacide arsénieux ; mais on a reconnu quil devient dangereuxpour les ouvriers chargés de mettre en œuvre les bois qui en sont imprégnés. Lechlorure de calcium agit comme le sel marin ; il offre quelques avantages dans cer-taines applications, par exemple pour les cercles de bois employés dans des lieuxsecs; car ses propriétés hygroscopiques, en préservant le bois daltération, lui con-servent, en outre, toute sa souplesse. M. Payen est davis que le sulfate de fer doitêtre rejeté comme détruisant la force de cohésion des tissus végétaux. II recommandesurtout, lorsquon a recours au sulfate de cuivre, de le choisir aussi pur que pos-sible, ce qui se reconnaît facilement à la belle couleur bleu foncé que présentent lescristaux de ce sel. Lamirauté anglaise donne la préférence au chlorure de zincneutre, dont lefficacité a été reconnue, notamment contre laction destructive destaret.s de la mer Noire .