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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La construction de ce marteau est extrêmement ingénieuse et permetd’obtenir tous les effets désirables, savoir : l’énergie, le nombre des coupset la course du piston, variables à volonté, et en outre la possibilité desuspendre le marteau en un point quelconque de sa course, etc.
Dans cet appareil, au lieu d’employer de la vapeur pour soulever lepilon, c’est un liquide, de l’huile, par exemple, qu’une pompe refoulesous le piston auquel le marteau est suspendu. Ce piston s’élevant néan-moins à l’intérieur d’un cylindre disposé à peu près à la manière ordi-naire, l’air qu’il comprime à la partie supérieure en s’élevant, est utilisécomme ressort pour augmenter l’énergie du coup, qui résulterait simple-ment de la chute par l’action isolée de la pesanteur. Aussi ces construc-teurs peuvent-ils faire leur marteau infiniment moins lourd qu’avec lesystème ordinaire, pour un même travail.
La partie du mécanisme la plus remarquable et la plus essentielle estune 'pompe foulante, qui, marchant régulièrement à l’aide d’un mouve-ment de rotation ordinaire, permet au liquide refoulé sous le piston des’écouler avec toute la vitesse nécessaire pour ne pas arrêter le marteaudans sa chute, laquelle doit être indépendante des mouvements mécani-ques, et est due seulement, comme nous venons de le dire, à l’action dela pesanteur et à l'air comprimé pendant son ascension.
MM. Guillemin et Minary ont bien voulu nous permettre de publierleur intéressante machine, et nous ont fourni les notes nécessaires pourmettre nos lecteurs à même de bien juger leur œuvre.
DESCRIPTION DD MARTEAU-PILON HYDRAULIQUE REPRÉSENTÉ PAR LES FIG. 1 A 5
DE LA FL. 2ü.
La fig. l re représente l’ensemble du mécanisme de l’appareil en éléva-tion extérieure de côté ;
La fig. 2 en est une coupe verticale passant par l’axe générai et parallè-lement à la vue précédente;
La fig. 3 est une vue de face extérieure ;
Les fig. k et 5 sont des détails de la pompe foulante et du cylindre, ouréservoir d’air.
Ensemble de la construction. — La machine se compose principa-lement d’un bâti de fonte A, sur le devant duquel s’ajuste à coulisse lamonture C' du marteau, et reçoit à sa partie supérieure Se cylindre D.Le bâti A, qui a la forme d’une console, est monté sur une plaque de fon-dation, ainsi qu’un deuxième bâti B avec lequel il est réuni par deuxentretoises de fer x. Le bâti B est destiné à recevoir les pièces du méca-nisme de la pompe F, dont l’arbre moteur K a l’un de ces paliers k fixésur ce bâti, et l’autre sur le bâti principal A.
Le marteau proprement dit se compose d’une pièce de fonte G', dont lasection horizontale présenterait à peu près la forme d’un demi-cylindre