SIAUTEAU-PILON HYDRAULIQUE. 311
creux, avec des bords plats, suivant le diamètre, glissant dans des cou-lisses ménagées au bâti, et recouvertes par des coulisseaux m.
La partie travaillante du marteau est une pièce d’acier C qui s’ajuste àqueue d’hironde à la monture C', et qui vient coïncider à une pièce iden-tique ajustée de la même façon sur l’enclume E.
La monture G' est assemblée avec la tige c du piston e, au moyen dedeux clavettes n. Cette tige est un cylindre de bronze creux, à l’intérieurduquel pénètre, en s’y ajustant très-exactement, un tube de fer d, dontla partie inférieure est fixée à un coude b de bronze, fixé également aubâti.
Ce coude est le raccordement entre le tube d et un conduit a , qui estvenu de fonte avec le môme bâti A, et lui forme comme un bourreletextérieurement. Il communique, comme nous le dirons plus bas, avec lapompe F, qui refoule l’huile pour élever le marteau.
En effet, l’huile refoulée arrive par le tube d dans celui c, et pour pou-voir se loger, elle tend à agrandir l’espace en relevant le piston e surlequel elle presse, soulève avec lui sa tige c, et par suite le marteau C',auquel elle est rattachée par les clavettes n.
Pour éviter les fuites du liquide dans les mouvements de la tige c et dutube d, la partie inférieure de cette tige est munie d’une bague d 'avecgarniture de cuir embouti, comme pour les pompes d’injection des presseshydrauliques. La partie supérieure de la même tige est réunie avec l’undes disques du piston, entre lesquels se trouve également une garniturede cuir pour empêcher les fuites d’air du cylindre D.
La tige c est aussi munie à sa partie supérieure d’une vis c r , qui sertsimplement à boucher un petit trou par lequel on fait échapper l’air enremplissant l’appareil.
Ce petit orifice laissant une distance d’environ 4 centimètres entre luiet le piston e, il reste toujours dans cet espace un petit coussin d’air quipermet d’éviter les coups de bélier quand le liquide refoulé soulève lepiston.
Cette première partie du mécanisme ainsi définie, nous allons essayerde montrer en quoi consiste la pompe F, principal agent moteur dumarteau.
Détails de la pompe hydraulique. — Le corps de cette pompeprésente intérieurement deux capacités différentes de forme, dont l’une,celle inférieure, est cylindrique pour le jeu du piston // la partie supé-rieure est aussi cylindrique, mais d’un plus grand diamètre; elle forme àsa circonférence un certain nombre de cannelures g, dont les arêtes sail-lantes sont comprises dans un cylindre de même diamètre que le piston/.
La fig. 4, qui est une section horizontale du corps de pompe suivant 1-2,indique en quoi consiste cette disposition.
Le corps de pompe F est fondu avec une tubulure a' qui se raccordeavec le conduit a du bâti A, par l’intermédiaire d’un tiroir N qui sert à