MARTEAU-PILON HYDRAULIQUE. 313
lures g, l’huile pouvant s’y frayer un passage et retourner dans la capa-cité inférieure de la pompe, le marteau opère alors sa chute, sollicitéepar son propre poids et par l’air qui s’est trouvé comprimé au-dessus deson piston ; il repousse l’huile dans le corps de la pompe, et elle s’y rendavec d’autant plus de vitesse qu’à part le poids du piston et du ressortd’air, le vide existe au-dessous du piston /.
Ainsi, chaque tour de l’arbre moteur K correspond à un coup de mar-teau. 11 est donc facile d’en varier le nombre à volonté.
Mais ce système n’est aucunement privé des autres avantages qui se ren-contrent dans les meilleurs marteaux à vapeur : on peut aussi très-facile-ment varier, ainsi que nous l’avons dit plus haut, l’énergie du coup, lacourse du piston, et arrêter celui-ci instantanément dans un point quel-conque de son trajet.
Nous allons examiner en détail les moyens mis à la disposition de l’ou-vrier pour opérer ces différentes manœuvres.
Moyen de varier l’énergie du coup. — La partie supérieure du cy-lindre à air D est munie de deux soupapes P et Q, dont l’une est disposéepour s’ouvrir de dedans en dehors, ainsi qu’une soupape de sûreté;l’autre, qui s’ouvre en sens contraire et porte le nom de reniflard.
La soupape P est ajustée sur une tubulure qui débouche en v à l’inté-rieur du cylindre, à une certaine distance du fond, de façon qu’en toutétat de cause le piston dépassant dans sa course maximum l’ouverture v,il reste entre lui et le fond du cylindre un coussin d’air qui empêche leschocs de ces deux parties l’une contre l’autre.
La fonction de la soupape P est justement de permettre de varier lapression de l’air que le piston e comprime en s’élevant dans le cylindre D.Si, en effet, on diminue la pression qui s’exerce extérieurement sur la sou-pape au moyen d’un levier et d’un ressort, il en résulte que l’air parvenuà l’intérieur du cylindre D à une pression suffisante soulève la soupape Pet s’échappe dans l’atmosphère. Le volume total de l’air, que contenait lecylindre D, le piston e étant au bas de sa course, se trouve ainsi diminuéd’une certaine quantité, d’où la pression finale est nécessairement moindreque si le volume eût été conservé en entier.
Or, la force avec laquelle le marteau est projeté sur l’enclume dépen-dant de son propre poids et de la détente de cet air comprimé, l’énergieen est donc facilement modifiée en même temps que le degré de compres-sion de l’air.
La deuxième soupape Q, qui s’ouvre de dehors en dedans, joue libre-ment, suivant le rapport de la pression atmosphérique à celle de l’air con-tenu dans le cylindre D; elle permet par conséquent à l’air extérieur derentrer dans le cylindre après un coup où on en a laissé échapper une cer-taine quantité par la soupape P, et que le piston, redescendant à sonpoint de départ, rend à l’air son volume primitif.
Les fonctions de la soupape P sont mises à la disposition de l’ouvrier à