MARTEAU-PILON HYDRAULIQUE.
315
u, de façon à amener le mentonnet supérieur u' dans la ligne de parcoursdu butoir o, ces deux pièces se rencontrant par l’effet du mouvement dela pompe, le tiroir N sera relevé et fermera l’orifice a'. Cet effet ne seproduisant que pendant l’ascension du marteau, celui-ci, parvenu en hautde sa course, reste forcément arrêté, puisque le liquide qui le soutient nepeut plus s’écouler.
Pendant ce temps, le mouvement de la pompe se continue, et, pourremettre le marteau en marche, il suffit de ramener la pièce u à sa posi-tion primitive, de façon que le butoir o, en descendant, rencontre le men-tonnet inférieur u' et fait redescendre le tiroir N. La communication étantrétablie entre les deux parties de l’appareil, le marteau retombe.
Quant à la disposition du tiroir N, nous ferons remarquer qu’il est sim-plement logé dans un évidement, formant boîte, ménagé dans le bâti etvenu de fonte avec lui. La tringle qui commande le tiroir est clavetéeavec une virole formant embase et engagée dans les mentonnets réservéssur la face opposée à la table de glissement. Elle traverse la boîte de parten part en passant par des garnitures de cuir embouti. Cette tringle peuttourner librement sur elle-même pour satisfaire au mouvement que l’ondonne à la tige p r par la poignée p.
Mais il sera bien d’observer que l’ajustement de la tige du tiroir laisseun jeu d’environ 3 millimètres, qui permet au tiroir de s’isoler de sa partieen contact, pour laisser passer au besoin une petite quantité d’huile enexcès fournie par la pompe, mais qui l’empêche d’y retourner.
Variabilité de la course. — Le corps de pompe F est muni exté-rieurement d’un canal dont les orifices débouchent à l’intérieur, en hautet en bas, de la même façon que pour la distribution de la vapeur dansun cylindre, et met ainsi en communication les deux parties du corps depompe. Ce canal est muni à son tour d’un robinet j, au moyen duquel onpeut interrompre ou établir à volonté cette communication.
Lorsque le marteau doit effectuer sa course maximum, le robinet j estentièrement fermé, et l’huile, refoulée par la pompe, passe en totalitédans les conduits du marteau.
Mais, en l’ouvrant d’une certaine quantité, une partie seulement del’huile refoulée soulève le marteau, tandis qu’une autre partie repasseau-dessous du piston par le canal extérieur.
Le marteau se trouve soulevé, dans ce dernier cas, à une hauteurmoindre; et, si le robinet j était entièrement ouvert, la pompe conti-nuerait de fonctionner sans faire bouger le marteau.
C’est donc, eu définitive, en agissant par ce robinet qu’on peut mettrele marteau en marche et en régler la levée. L’ouvrier a pour cela à saportée la manette l, par laquelle il agit sur l’arbre horizontal/, dont l’ex-trémité est assemblée avec la clef du robinet / et permet d’en régler1 ouverture très-aisément.
On ne saurait trop dire que cette disposition est aussi simple qu’ingé-