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nieuse, et que la manœuvre de ce marteau est ainsi rendue très-facile.
C’est, du reste, à ce robinet et au tiroir N que l’on touche le plus sou-vent pendant le travail. La tringle s', qui correspond aux soupapes ducylindre D, a bien une fonction déterminée et indispensable : mais on s’ensert moins fréquemment.
Il nous reste à faire mention de la petite pompe G, qui fonctionne à lamain pour remplir l’appareil d’huile une première fois, ou si, pour unecause quelconque, il a fallu le vider. La boîte à clapets h porte un tuyau h'qui puise l’huile dans un récipient quelconque y, et un second tuyau à 2qui conduit au corps de pompe F, en passant par le robinet i pour fermerla communication.
AVANTAGES DE CE SYSTÈME DE MARTEAU.
Nous avons déjà essayé de faire comprendre que l’un des avantages queprésente le marteau hydraulique de MM. Guillemin et Minary était depouvoir être appliqué dans les usines qui ne possèdent pas de chaudièresou de fourneaux dont on puisse utiliser les chaleurs perdues, pour produirede la vapeur nécessaire à la marche des marteaux-pilons ordinaires.
Mais il est incontestable qu’en supposant que l’on ait de la vapeur à sadisposition, elle est beaucoup mieux utilisée avec une machine motriceordinaire, qui est souvent à détente et condensation, qu’en l’employantdirectement pour alimenter un marteau à vapeur, où ces perfectionne-ments des machines motrices sont inapplicables, et où les espaces perdusdans le cylindre peuvent être considérables, puisqu’ils dépendent del’épaisseur des pièces à forger.
Par conséquent, l’emploi du marteau hydraulique, qui reçoit sa com-mande par un mouvement de rotation continu produit par un moteurindépendant, peut être avantageux dans tous les cas.
Mais ce marteau est aussi très-léger, comparativement au travail qu’ilpeut faire, à cause de la détente de l’air comprimé qui augmente beaucoupson énergie.
Le marteau que nous venons de décrire, et qui figurait à l’Exposition universelle , correspond à un poids de 150 kilogrammes, et la pression del’air dans le cylindre peut atteindre 7 atmosphères, soit 6 d’effet utile,agissant pour lancer le marteau.
Le nombre de coups battus par minute peut être aussi très-considé-rable, puisqu’il dépend du nombre de révolutions de l’arbre moteur, etque la vitesse qu’il possède dans sa chute est de beaucoup supérieurecelle qui serait due à l’action naturelle de la pesanteur, à laquelle viens’ajouter celle de la détente de l’air comprimé.
Comme exemple de ce que l’on peut faire avec cet outil, nous citeronsles résultats fournis par un appareil semblable, mais dont le poids du pilon