ALIMENTATION D’EAUX DES VILLES. 317
est de 700 kilogrammes et fonctionnant dans les ateliers de MM. Guille-min fds et Minary.
Il bat de 70 à 95 coups par minute, et permet de souder des paquetspesant de 600 à 800 kilogrammes.
Mais, par les combinaisons ingénieuses qui permettent de changerl’énergie du coup et de le tenir suspendu très-facilement et avec ré»u-larité dans la manœuvre, les mêmes constructeurs l’emploient pour percerdes tôles de chaudières de 10, 12 à 14 millimètres d’épaisseur.
Avec trois hommes seulement, on arrive ainsi à percer 2,500 à 3 000trous par journée de douze heures. Ce genre de travail n’a pu être exécutéqu’en raison de la facilité avec laquelle le marteau peut être arrêté etsuspendu instantanément en un point quelconque de sa course : car ilfaut qu’à chaque trou percé le marteau remonte et s’arrête invariable-ment pendant que l’on change la tôle de place, et qu’aussitôt le poinçonsur la tôle, il retombe et perce d’un seul coup.
MM. Guillemin et Minary estiment, en résumé, qu’un marteau sem-blable, pesant 700 kilogrammes, peut remplacer facilement, et avec avan-tage, un pilon ordinaire d’un poids de 2,000 kilogrammes.
—►-<§>§§<£-
ALIMENTATION D’EAUX DES VILLES
A une époque où l’on s’occupe généralement, mais peut-être pas encoreavec toute l’activité que l’on pourrait désirer, de fournir de l’eau potabledans la plus grande partie des localités qui en sont encore aujourd’huicomplètement dépourvues, il peut être intéressant de connaître quelleest la dépense journalière existante dans les villes qui sont plus ou moinsbien alimentées.
En attendant que nous puissions publier à ce sujet des détails deconstruction sur les procédés et appareils employés, nous avons crudevoir extraire quelques documents du Traité théorique et pratique queM. Dupuit, ingénieur en chef des ponts et chaussées, a fait paraîtrerécemment sur la conduite et la distribution des eaux en général.
Suivant des médecins expérimentés, on estime qu’un homme, dansdes conditions moyennes, absorbe environ 2 litres par jour.
Quant à la consommation pour l’usage extérieur ou de propreté, onl’évalue à Paris à 18 litres.
Ainsi, on suppose que chaque habitant dépense 20 litres d’eau, quandcette eau lui est fournie à discrétion.
Voici les bases des évaluations faites à Paris pour les abonnementsd’eaux :