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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

faire faire dans leurs propres ateliers, ce qui est toujours nécessairementplus dispendieux, parce qualors ce nest plus une fabrication, cest untravail confié à des ouvriers fiabiles que lon paie à un taux plus élevé.

En publiant, dans le vm e volume, des règles et des données pratiquessur les proportions à adopter pour les boulons et les écrous, nous avonseu pour but, comme on le sait, détablir une uniformité aussi généraleque possible dans ces organes qui sont dun si grand usage, et quidevraient aujourdhui se fabriquer à des prix extrêmement, réduits.

Nous sommes convaincus que ce serait un très-grand service rendu àlindustrie que ladoption dune telle mesure. Il nest pas naturel, eneffet, que le propriétaire dune machine exécutée à Paris , par exemple,soit obligé, quand elle fontionne à cent ou deux cents lieues et plus de lacapitale, de sadresser au constructeur même, lorsquun boulon ou unécrou vient à lui manquer, ou de refaire des mèches, des tarauds, descoussinets, parce quil ne trouve pas, dans sa localité, lobjet corres-pondant.

Pour les monnaies, pour les poids et mesures, pour les n os des fils dansles filatures, etc., on a adopté des unités régulières qui sont devenuesgénérales dans toute la France ; pourquoi ne ferait-on pas de même pourdes objets qui sont également dun emploi si général dans toutes, oupresque toutes les branches dindustrie?

Déjà, nous lavons dit, la marine, les chemins de fer, et plusieurs éta-blissements de construction, qui ont compris toute limportance duneparfaite uniformité dans lexécution de tels organes, ont cru devoir impo-ser à tous les fabricants qui travaillent pour eux, de suivre les propor-tions quils ont arrêtées. Il est évident pour nous que tôt ou tard onarrivera à en faire, comme pour le système métrique, une règle généraleet universelle.

M. Jacob, qui sest beaucoup occupé de ce genre de fabrication, et quia cherché à y apporter des améliorations utiles, a eu lidée détablir unemachine complète capable de tirer, dune tige de fer, des vis et des bou-lons entièrement finis, cest-à-dire tournés avec la tête, filetés sur la tige,et découpés à la longueur voulue, et cela, sans autre main-dœuvre quecelle dun homme de peine, qui na quà surveiller, graisser et manœu-vrer des manettes ou des leviers.

Cette machine est dautant plus ingénieuse et plus intéressante, quellepermet de travailler avec une parfaite exactitude, et par suite de livrerune très-grande quantité de pièces semblables, ayant rigoureusementtoutes les mômes dimensions.

Nous avons pensé quelle pourrait, par cela même, présenter de linté-rêt à la plupart de nos lecteurs, et cest pourquoi nous lavons relevée avecsoin afin de la décrire avec tous les détails quelle mérite.

A son premier aspect, on voit quelle présente de lanalogie avec lestours parallèles et les machines à fileter; mais elle sen distingue néan-