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MACHINE A TOURNER, TARAUDER, ETC.
moins d’une part, parce qu’elle n’a qu’une seule poupée, la poupée fixeavec un arbre creux, et, d’un autre côté, parce que les supports à cha-riot à l’aide duquel on doit effectuer les diverses opérations est d’une dis-position toute nouvelle et toute particulière, et que les mouvements eux-mêmes sont aussi très-différents. Elle permet d’opérer avec beaucoupplus de rapidité et d’économie que sur les tours à fileter.
DESCRIPTION DE LA MACHINE, REPRÉSENTÉE PAR LES PIC. 1 A 6 DE LA PL. 25.
La fig. l ro est une élévation longitudinale de l’appareil complet et sup-posé en fonction;
La fig. 2 e en est un plan général, dont une partie coupée par l’axede l’arbre creux qui donne passage à la tringle de fer propre à êtredébitée ;
La fig. 3 e est une section transversale faite suivant la ligne 1-2, etregardée du côté de la commande ;
La fig. 4 e montre une coupe verticale faite par le milieu du chariotporte-outils, qui forme la partie principale et réellement nouvelle de lamachine.
Ces machines sont dessinées à l’échelle de i j 12 e ou de 0 m 0833 par mètre.Elles font voir que la machine se compose de deux parties essentielles :
1“ D’une poupée fixe, à laquelle se relie un banc à colonnes, avec unetransmission de mouvement convenable pour faire, d'un côté, marcher aubesoin l’arbre creux qu’elle porte, et dans lequel passe la barre que l’ondoit transformer en vis ou enboulons, et de l’autre avancer ou reculerle chariot porte-outils à des vitesses en rapport avec le travail à pro-duire.
2° D’un chariot mobile et d’un support mécanique disposé pour recevoirles outils nécessaires aux différentes opérations à effectuer, tels que leburin à tourner, le taraud ou le coussinet à fileter, le ciseau à découperou trancher la barre à la longueur voulue.
DU BATI ET DE LA COMMANDE.
Poupée fixe et banc de tour. — La poupée proprement dite n’estpas, comme dans les tours ordinaires, fondue d’une seule pièce rapportéesur un banc horizontal, mais composée de deux châssis verticaux et paral-lèles de fonte A, fixés directement sur le sol et s’élevant à une hauteurnécessaire pour se trouver à la portée de l’homme chargé de conduire lamachine. Ces châssis se terminent par des paliers à coussinets a et a' quireçoivent l’axe creux C, et sont reliés par une large entretoise à ner-vures À', formant une sorte de table horizontale qui, tout en maintenantleur écartement, sert aussi, soit à supporter les points d’appui des four-