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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
primitive, puis on débraye également cette dernière, et on fait passer lacourroie motrice sur la poulie D, en faisant descendre en même temps lecouteau .s 3 , afin de couper l’écrou, qui est ainsi terminé et tombe sur labase inférieure de la table M, et de là, au besoin, dans la longue cuvetteen tôle U, qui existe sur toute la longueur du banc, fixée entre les deuxchâssis A et A 2 .
Accessoires de la machine. — Il nous reste à faire voir, pour com-pléter la description de cette machine, quelques accessoires utiles queFauteur lui a cru devoir ajouter. C’est, d’une part, une petite pompefoulante, fonctionnant par l’arbre même de l’appareil, et destinée à envoyerun filet d’eau ou d’huile sur le bout de la tringle travaillée, près de l’outil,afin d’empêcher celui-ci de s'échauffer. On sait que cette précaution estutile pour le tournage et le taraudage du fer. D’un autre côté, on a appli-qué un système d’indicateur ou de compteur qui sert à prévenir l’ouvrierlorsque le chariot est arrivé à l’extrémité de la course qu’il doit faire,selon la longueur du boulon à tarauder, et cela quelle que soit d’ailleursla place qu’il occupe sur le banc entre la poupée et le châssis A 2 .
Compteur avertisseur. — Cet instrument est très-simple et facile àcomprendre. Il se compose d’un timbre Y (fig. 2) appliqué sur le côtélatéral du chariot, et sur lequel doit frapper un petit marteau v, dont laqueue est soulevée en un moment donné, à l’aide d’une came à plusieursdents v' rapportée sur un bout d’axe horizonzal. Celui-ci se termine parune roue d’angle x, qui engrène avec un pignon semblable x', monté ausommet d’un axe vertical dont la partie inférieure est munie d’une petitepoulie à gorge, qui n’a pu être figurée sur le dessin. Sur la circonférencede cette poulie passe une ficelle, qui d’un bout porte un contre-poids,tandis que l’autre est attaché au chariot. De sorte que, dans la marcherectiligne de celui-ci, la poulie tourne et fait tourner avec elle les rouesd’angle et l’axe qui porte la came v'. Les dents de celle-ci, dans sa rotationtrès-lente, soulèvent le marteau et le laissent retomber tout à coup.
Quand le timbre sonne, l’ouvrier est prévenu que le chariot a marchéde la quantité nécessaire, et qu’il doit l’arrêter, puis recommencer unnouveau boulon.
Pompe foulante. — M. Jacob n’a pas voulu, en construisant une tellemachine, que l’ouvrier eût à se préoccuper du mouillage de la pièce lors-qu’il la travaille; il a disposé, sur le côté et à l’extérieur du chariot, unepetite pompe aspirante et foulante X, qui doit projeter sur la pièce soit del’huile, soit de l’eau de savon.
Cette pompe ne présente, à la vérité, aucune particularité dans sa con-struction. La tige de son piston est suspendue à une traverse horizontalequi relie deux courtes bielles y, lesquelles, reliées de même, à leur partieinférieure, par une traverse semblable, reçoivent un mouvement alternatifpar le collier d’un excentrique circulaire Y (fig. 3). L’axe y de celui-ci,prolongé parallèlement aux colonnes B B', porte une poulie Y' (fig- 2),commandée directement par une poulie égale Y 2 .