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MACHINE A TOURNEE, TARAUDER, ETC.
Un petit réservoir fermé Z est adapté au corps de pompe et contientl’eau ou l'huile qu’elle doit déverser sur la pièce ou sur les outils. Elleaspire le liquide de la cuvette de trop-plein 7J par le tuyau d’aspiration z,et le refoule par le tube oblique z'. Cette cuvette, appliquée contre celle U,règne, comme celle-ci, sur toute la longueur du banc, et elle est en com-munication avec le réservoir supérieur par Se tuyau z-, qui marche aveclui et le chariot porte-outils.
Telles sont les diverses.parties qui composent cette ingénieuse machine,appelée à rendre des services d’autant plus précieux dans la fabrication desboulons et des écrous qu’elle épargne aux ouvriers la plus grande peine,et qu’elle n’exige d’eux, pour ainsi dire, que leur intelligence pour la con-duire et lui faire faire les opérations successives aux instants voulus.
L’auteur, en se faisant breveter pour les différentes particularités queprésente cet appareil, a eu le soin de se réserver diverses applicationsspéciales qu’il pourrait également y faire, telles que le tournage et le can-nelage des cylindres employés dans la filature. On comprend en effet quel’on peut varier la forme des outils selon les besoins, et que, par consé-quent, pour des cannelures par exemple, il suffit d’arrêter l’arbre de lapoupée pour que la barre reste immobile, et de faire marcher le chariotporte-outils dans la direction rectiligne parallèle à l’axe. Après chaquecannelure, on fait tourner l’arbre et la barre d’une certaine quantité cor-respondante à la division d’un cadran gradué rapporté au bout de l’arbre.
On sait que quand on lamine le fer à une haute température, on arroseavec de l’eau la surface des cylindres pour qu’elle ne s’échauffe pas tropet ne perde pas de sa dureté. Quand on lamine d’autres métaux durs, etqu’on ne peut pas arroser, on marche très-lentement pour éviter réchauf-fement.
Le rafraîchissement par aspersion a l’inconvénient de refroidir le ferpendant qu’on le lamine; de plus il l’oxyde et use les surfaces travail-lantes. L’arrosage des tourillons est fort imparfait, et, quand il est abon-dant, il entraîne la graisse qui enduit les surfaces; le graissage à l’eauconsomme en pure perte une grande force motrice.
Mm. Thomas et Laurens ont eu l’idée, pour obtenir un bon graissageet en même temps pour rafraîchir parfaitement les tourillons, de faire lescylindres lamineurs creux, afin de permettre d’y amener à l’intérieur un