FABRICATION DES DRAPS.
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DESCRIPTION DE IA FRISEU8E ONDULEUSE, REPRÉSENTÉE PAR LES PIC. 1 A 4
DE LA PL. 28.
La iîg. l rc est une élévation vue de faee de la machine.
La fig. 2 en est une vue de bout, du côté opposé à la commande prin-cipale.
La fig. 3 est une section transversale faite par le milieu de la machine.
Cet appareil se compose d’abord d’un bâti consistant en deux montantsou fiasques A, que réunissent, en haut et en bas, des traverses B et W.
Chacune des flasques porte une traverse A', sur laquelle on fixe, par lemoyen de boulons a, une table de fonte C, creuse, recevant à son intérieurde la vapeur pour la chauffer. On supprime à volonté ce chauffage. Latable C est de plus recouverte d’une panne, que l’on peut retirer au besoin,lorsque le genre d’étoffe l’exige.
Au-dessus de la table C est suspendue une table mobile de pierre L, àlaquelle on peut en substituer, pour certains genres de travail, d’autressoit en panne, soit en brosse, toutes de différents genres et de diversdegrés de finesse, soit encore des brosses de velours à ameublement.
La suspension de cette table a lieu par le moyen de chaînes b , qui s’at-tachent à leur extrémité inférieure à la table L, par un joint à rotule c,tandis que leur extrémité supérieure s’attache à deux secteurs d, caléssur un arbre D, que supportent des bras E, venus de fonte avec le bâti,près de sa partie supérieure.
L’un de ces secteurs se prolonge sous la forme d’un levier F, terminépar une poignée, et par le moyen duquel on règle très-exactement la hau-teur de la table L au-dessus de la table fixe C. Pour pouvoir retenir latable L à la hauteur voulue, l’arbre D a été muni d’une roue ou secteur àrochet e, dans les dents de laquelle on engage un cliquet à poignée /,attaché à l’un des montants A du bâti.
La hauteur de la table L une fois réglée, il est nécessaire d’établirau-dessus d’elle une pression ou, pour parler plus exactement, une résis-tance qui empêche que, dans son travail, elle ne se soulève, ce qui détrui-rait ou tout au moins diminuerait son effet. Dans ce but, l’inventeur adisposé au-dessus de cette table mobile un certain nombre de colonnes outiges G, dont l’extrémité inférieure porte sur ladite table par l’intermé-diaire de crapaudines g, dans lesquelles elle forme joint à rotule. Le boutsupérieur de ces tiges est fileté et vissé dans des écrous formant jointssphériques ou universels h, dans de petites traverses II, fixées entre lesdeux grandes traverses de fonte B', par le moyen d’embases et d’écrous,comme des entretoises. Lorsqu’on a, par le moyen du levier F, réglé lahauteur de la table L, on fait tourner les vis G de manière à les fairepresser sur leurs crapaudines g, en tendant les chaînes b. La table L estainsi suspendue et maintenue, ne pouvant ni s’élever ni s’abaisser, tout