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Tome dixième.
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publication industrielle.

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en demeurant libre de se mouvoir horizontalement, dans tous les sens.

Cest sur la table C que lon fait passer létoffe à friser, et cest le mou-vement de la table mobile L, mouvement que lon varie selon le besoin,qui produit sur cette étoffe le travail voulu. La chaleur de la table C fixele dessin ou lapprêt dune manière inaltérable, sans cependant donner delustre à létoffe.

Toute la machine est mise en mouvement par larbre moteur I, situé àsa partie inférieure, et portant les poulies J et J', dont la première estfixe et lautre folle, ou par un autre arbre P, également muni de poulies Q.Larbre I porte deux roues dangle K, qui engrènent, avec des pignons k,sur les deux arbres verticaux M, qui reçoivent ainsi le mouvement delarbre moteur. Ces arbres verticaux sont engagés à leur extrémitésupérieure dans des excentriques m (voyez le détail, fig. 4), logés à lin-térieur de la table L, à ses deux extrémités, dans des colliers n. La rota-tion des arbres M se transmet aux excentriques m par le moyen de clavettesqui sont fixées à lextrémité conique de ces arbres sans lêtre aux excen-triques, et ce mouvement a pour effet de communiquer à la table L unléger mouvement circulaire dans un plan horizontal, lequel mouvementproduit sur létoffe le travail voulu.

Comme il est nécessaire de pouvoir arrêter ce mouvement, le remplacerpar un autre, M. Beck a adopté la disposition suivante :

Lextrémité supérieure des arbres M est conique, de sorte quen abais-sant ces arbres dune faible quantité, on dégage les excentriques, quicessent de tourner avec les arbres; ces derniers pivotent, à leur extrémitéinférieure, sur des crapaudines que supporte une vis. En abaissant lescrapaudines au moyen de ces vis, on fait descendre les arbres et on para-lyse les excentriques. Cette disposition permet aussi de régler la positiondes arbres M selon la hauteur à laquelle se trouve réglée la position de latable L.

Un autre mouvement peut être transmis à la table L, à laide de bielles l,par des excentriques à course variable ou plateaux ajustables à bouton demanivelle N, portés par un arbre O. Cette disposition permet de donnerplus ou moins de course aux bielles l et à la table, dont on règle ainsi lemouvement à volonté.

Larbre O porte deux pignons o, commandés par deux roues dentées psur larbre P, recevant sa commande spéciale par le moyen des poulies

Q, Q'.

Le travail peut se faire par tablées ou dune manière continue. Dans cedernier cas, lappel de létoffe sobtient au moyen dun rouleau R, garnide rubans de carde attachés par bandes. Létoffe r, engagée sur ce rou-leau, se trouve, au fur et à mesure de sa marche, détachée par une espècede râteau S, dont les dents trouvent place dans les gorges qui séparent lesuns des autres les rubans de carde du rouleau dappel. Le râteau estmobile ; il forme levier, prend son point dappui sur un rouleau ou axe s,