publication industrielle.
3ï.R
en demeurant libre de se mouvoir horizontalement, dans tous les sens.
C’est sur la table C que l’on fait passer l’étoffe à friser, et c’est le mou-vement de la table mobile L, mouvement que l’on varie selon le besoin,qui produit sur cette étoffe le travail voulu. La chaleur de la table C fixele dessin ou l’apprêt d’une manière inaltérable, sans cependant donner delustre à l’étoffe.
Toute la machine est mise en mouvement par l’arbre moteur I, situé àsa partie inférieure, et portant les poulies J et J', dont la première estfixe et l’autre folle, ou par un autre arbre P, également muni de poulies Q.L’arbre I porte deux roues d’angle K, qui engrènent, avec des pignons k,sur les deux arbres verticaux M, qui reçoivent ainsi le mouvement del’arbre moteur. Ces arbres verticaux sont engagés à leur extrémitésupérieure dans des excentriques m (voyez le détail, fig. 4), logés à l’in-térieur de la table L, à ses deux extrémités, dans des colliers n. La rota-tion des arbres M se transmet aux excentriques m par le moyen de clavettesqui sont fixées à l’extrémité conique de ces arbres sans l’être aux excen-triques, et ce mouvement a pour effet de communiquer à la table L unléger mouvement circulaire dans un plan horizontal, lequel mouvementproduit sur l’étoffe le travail voulu.
Comme il est nécessaire de pouvoir arrêter ce mouvement, le remplacerpar un autre, M. Beck a adopté la disposition suivante :
L’extrémité supérieure des arbres M est conique, de sorte qu’en abais-sant ces arbres d’une faible quantité, on dégage les excentriques, quicessent de tourner avec les arbres; ces derniers pivotent, à leur extrémitéinférieure, sur des crapaudines que supporte une vis. En abaissant lescrapaudines au moyen de ces vis, on fait descendre les arbres et on para-lyse les excentriques. Cette disposition permet aussi de régler la positiondes arbres M selon la hauteur à laquelle se trouve réglée la position de latable L.
Un autre mouvement peut être transmis à la table L, à l’aide de bielles l,par des excentriques à course variable ou plateaux ajustables à bouton demanivelle N, portés par un arbre O. Cette disposition permet de donnerplus ou moins de course aux bielles l et à la table, dont on règle ainsi lemouvement à volonté.
L’arbre O porte deux pignons o, commandés par deux roues dentées psur l’arbre P, recevant sa commande spéciale par le moyen des poulies
Q, Q'.
Le travail peut se faire par tablées ou d’une manière continue. Dans cedernier cas, l’appel de l’étoffe s’obtient au moyen d’un rouleau R, garnide rubans de carde attachés par bandes. L’étoffe r, engagée sur ce rou-leau, se trouve, au fur et à mesure de sa marche, détachée par une espècede râteau S, dont les dents trouvent place dans les gorges qui séparent lesuns des autres les rubans de carde du rouleau d’appel. Le râteau estmobile ; il forme levier, prend son point d’appui sur un rouleau ou axe s,