PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Lorsque le chariot est arrivé à l’extrémité opposée du bâti, il a donctondu la pièce d’une lisière à l’autre, la machine s’arrête alors d’elle-môme à l’aide du débrayage automatique que nous avons décrit.
La tablée ainsi achevée, on recouche le poil, et on prépare successive-ment toutes les autres tablées comme la précédente. A cet effet, on écartele cylindre tondeur du tissu, et on fait revenir le chariot à son point dedépart; puis on enroule la partie de l’étoffe qui vient d’être rasée, et onen déroule une même longueur pour recommencer l’opération de lamême manière, jusqu’à ce que la pièce soit complètement travaillée.
Lorsqu’on recommence une nouvelle coupe, il faut croiser les tablées,c’es -à-dire il faut s’arranger pour que chaque extrémité des précédentestablées se trouve au milieu de la tablée nouvelle.
On imprime généralement une vitesse de 100 à 150 tours par minute àla poulie motrice de la machine, et on dispose la communication de mou-vement du cylindre tondeur de façon à lui faire faire au minimum400 tours à la minute.
D’après M. Alcan, avec une tondeuse de ce genre employée de préfé-rence pour les traversages et les tissus à haute laine, on peut faire 10 à11 pièces par jour de 13 heures de travail, la longueur de chacune descoupes étant de 50 à 60 mètres, soit en moyenne 5 à 600 mètres par jour.
PISTON SIMPLE A TROIS CERCLES POUR MACHINE A VAPEUR
Par M. RAMSBOTTOHT, ingénieur.
On a dû remarquer à l’Exposition universelle de 1855 un piston métallique très-simple, dans lequel on a supprimé les segments, les vis et les boulons.
Ce piston, exécuté par M. Jackson, de Manchester, se compose d’une seule piècede fonte, sur la circonférence de laquelle on a pratiqué, au tour, trois rainures ougorges circulaires de 7 à 8 millimètres de profondeur sur 6 1 /2 millimètres de lar-geur, destinées à recevoir trois anneaux de fer forgé, parfaitement écroui, courbésde -1 /•!0 e plus grands que le cylindre, et qui, engagés dans les rainures lorsqu’onintroduit le piston dans l’intérieur de celui-ci, forment une garniture métalliqueparfaitement élastique.
Cette disposition présente les avantages de légèreté et de simplicité que l’onrecherche dans cet organe important des machines à vapeur. Elle a en outre lemérite de ne pas se déranger et de produire une grande douceur de frottement.
Le constructeur compte aujourd’hui plus de 900 pistons semblables appliqués enAngleterre, et particulièrement dans les locomotives.
Ce genre de piston est très-économique, puisque son poids de fonte, pour un dia-mètre de 38 centimètres, se réduit à 40 kilogrammes, et que les trois anneaux nereviennent pas à plus de 40 centimes le centimètre de diamètre, soit, en totalité :
38 X 0,40 = 15 fr. 20 c.
Il est adopté en France et en Belgique par plusieurs constructeurs et ingénieursdes chemins de fer.