TONDEUSE TRANSVERSALE.
375
On voit donc que ce goujon t (que le contre-poids S' du levier S re-tient en contact) a pour but de résister à l'effort du ressort et par suiteà maintenir la machine embrayée, c’est-à-dire en mouvement, mais aus-sitôt que l’on soulève le levier S, soit à la main, soit mécaniquement, parla seconde tringle s , comme nous allons l’expliquer, ce goujon glisse dansune cavité ou coude ménagé sur le levier et l’abandonne, ce qui laisse auressort o la faculté d’agir pour ramener la courroie de la poulie fixe sur lapoulie folle.
Ce débrayage s’opère automatiquement, comme nous l’avons dit, parle chariot, quand il est arrivé à l’extrémité de sa course. A cet effet, ilest muni d’une bague t (fig. 5 et 6), au milieu de laquelle passe et glisselibrement la tringle s.
Sur la longueur de celle-ci, en un point quelconque que l’on détermineà volonté, suivant la longueur des draps, se fixe un petit toc u. Lorsque labague fixée au chariot rencontre ce toc, elle entraîne avec elle la tringle s,et celle-ci soulève, par l’intermédiaire de l’équerre s', le levier S muni decontre-poids ; le déclanchement du goujon t, qui retenait le levier R, adonc lieu, et avec lui le débrayage instantané de la machine, comme nousl’avons expliqué plus haut.
Marche de l’opération. — Voici comment on fait manœuvrer cettemachine :
Le chariot étant ramené sur le devant de la machine à droite, du côtéopposé à la commande, l’étoffe à tondre est d’abord fixée par un de seschefs sur la toile dont est muni l’un des rouleaux, celui D, par exemple.Lorsque toute la pièce y est déposée, on la déroule en la faisant passersur les deux tringles méplates en bois B, puis on vient fixer l’autre chef àla toile de l’autre rouleau DL
Au moyen des roues à rochet « (fig. 5 et 6), de leur manivelle et descliquets dont elles sont garnies, on tend légèrement l’étoffe sur la lon-gueur, puis, on ramène le chariot au milieu de sa course en ayant soinque le cylindre tondeur soit soulevé afin de laisser passer aisément ledrap sur la table de tondage F, et l’on engage les deux lisières dans lescrochets b et b'. On tend ensuite l’étoffe dans le sens transversal en éloi-gnant les crochets b de ceux b', il suffit pour cela d’agir comme nousl’avons dit sur le cylindre L.
L’étoffe étant ainsi bien tendue sur la longueur et la largeur, on peutcommencer l’opération : on ramène le chariot à la tête de la machine, onbaisse le cylindre tondeur, on a soin de brosser le tissu pour relever lepoil, afin qu’il soit plus sensible aux lames, puis on fait passer la courroiede commande sur la poulie fixe, et en tirant à soi le levier R, on met enmouvement le chariot et son mécanisme tondeur qui vont d’une extré-mité à l’autre de la pièce en rasant, par conséquent, tous les points dela surface par le mouvement de rotation du cylindre porte-lames mâlecontre la lame femelle.