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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

mécanique à boîtes mobiles, et dans lequel il décrit la disposition suivante :

Un arbre animé dun mouvement de rotation porte un plateau, à lasurface duquel sont fixés, dans des positions déterminées daprès un des-sin donné, des ressorts faisant loffice de plans inclinés. Ces derniersrepoussent, dans leur passage, une espèce de goujon mobile, agissant surlun des bras dun levier coudé. Lautre bras de ce levier sarticule à unetige fixée à une boîte à deux navettes. En conséquence cette dernièresélève ou redescend, selon que le goujon est ou nest pas repoussé parun des ressorts.

M. Martinet, de Rouen , a demandé, le 7 novembre 1846, un certificatdaddition à un brevet du 9 janvier de la même année, ayant pour titre :Métier mécanique applicable à toutes les largeurs, frappant à volonté unou deux coups sur chaque duite, sans changer dengrenage. Dans cetteaddition, il décrit une disposition qui, ajoutée à tous les métiers à tisser,permet de les faire fonctionner avec plusieurs navettes, pour confection-ner une seule étoffe.

Ce travail de plusieurs navettes est effectué au moyen dun ou de deuxplateaux commandés par des engrenages ou formant eux-mêmes lengre-nage. Ces plateaux sont munis de cames que lon peut facilement changer volonté, pour faire tel ou tel article. Ces cames agissent, en appuyantou en soulevant, sur un ou plusieurs galets montés sur une ou plusieursmarches qui transmettent, à laide de tringles ou de leviers, les mouve-ments convenables et en temps opportun, aux diverses navettes.

Cette disposition convient quand on fait le pas de toile, dit linventeur;lorsquon applique larmure Jacquart au métier , on peut supprimer leplateau porte-cames, et faire remplir ses fonctions par les levées delarmure.

Le dessin donné par linventeur montre, en effet, une came fixée contreun plateau, et qui agit sur un galet que porte un levier oscillant sur lunede ses extrémités. Ce levier, par lintermédiaire dun autre levier oubalancier et de tringles, soulève directement ou laisse redescendre laboîte à deux navettes, dans un ordre constant, daprès la forme de lacame.

M. Meyer, de Bubendorf ( Suisse ), qui a longtemps résidé à Manchester,d il a pris plusieurs brevets pour des métiers mécaniques, a demandé,le 25 mai 1847, un certificat daddition à un brevet du 25 juin 1846. Ildécrit, dans cette addition, un métier à cinq navettes, dont les change-ments, qui ont lieu dans un ordre variable, sont gouvernés par un Jac-quart, agissant sur une mécanique intermédiaire.

Cette mécanique comprend des crochets de plusieurs longueurs, suivantle nombre de navettes de la boîte, lesquels crochets doivent soulever, àdes hauteurs variables, un levier oscillant sur son milieu, et dont lautrebout commande la boite à plusieurs navettes.

A chaque longueur de crochets, dans la mécanique, correspond un petit