TISSAGE D’ÉTOFFES DE PIQFÉ. 385
commande par une roue d, d’un diamètre double, l’arbre D des chasse-taquets.
Le battant C porte une boîte à navettes G' à quatre compartimentsc, c', c 2 et c 3 , laquelle, dans son état normal, est maintenue abaissée, àtel point que son compartiment supérieur c soit à la hauteur de la chasse,par le moyen de ressorts e, entourant des tiges sous la boîte et portant,en haut sous la partie fixe du battant, en bas sur des écrous vissés sur cestiges. La boîte demeure dans cette position tant qu’elle n’est pas action-née par le mécanisme que nous allons décrire.
La boîte à navettes est suspendue à une chaîne f, qui passe par-dessusune poulie E, puis sous une autre F, pour venir se relier à un crochet àtrois crans G, soutenu à l’aide d’un ergot g, dont il est muni, dans uneboite ou tube H, qui sert à le maintenir et à le guider.
Une boîte à couteau I, mobile, est montée dans un châssis ou coulisse J,dans lequel elle peut glisser dans le sens vertical. Dans cette boîte estmonté un couteau j, pouvant osciller sur un centre i , entre deux gou-jons i', mais qu’un ressort h tend à maintenir appuyé contre le goujon leplus rapproché du crochet G.
La boîte à couteau I est suspendue par une tringle k à un levier K,ayant son point d’appui sur un support //, fixé au châssis 1. A l’autrebout de ce levier s’attache une longue tringle verticale l, dont l’extrémitéinférieure est reliée à un levier L oscillant sur son axe i'. Ce- levier porteun galet m, qui reçoit l’action d’une came M, que porte l’arbre D.
Un ressort à boudin attaché à l’extrémité du levier L et le sollicitant dehaut en bas, sert à équilibrer une partie du poids de la boîte à couteau,et à rendre plus facile la marche de la machine.
Par sa forme, la came M maintient la boîte à couteau soulevée pen-dant la plus grande partie de sa révolution, puis lorsqu’elle présente sapartie creuse au galet m, elle permet au levier L de remonter pour uninstant, en obéissant au poids de la boîte à couteau I qui descend. Or, lacame M tournant constamment, il s’ensuit que le va-et-vient de la boîte Ia lieu sans interruption.
Il fallait, au moyen de ce va-et-vient régulier, actionner d’une manièreirrégulière la boîte à navettes, la soulever plus ou moins haut, selon lecompartiment que l’on veut amener à la hauteur de la chasse à des mo-ments variables, ou même ne pas la soulever, si c’est la navette du com-partiment supérieur qui doit agir.
On voit que, par la position qu’occupe l’ergot g, du crochet G, et par latraction qu’exerce sur ce dernier la chaîne /, ce crochet est maintenu na-turellement incliné en arrière, en dehors de la course du couteau j. Tantque le crochet est dans cette position, le mouvement de la boîte I n’aaucun effet sur la boîte à navettes, et c’est le compartiment c, le plusélevé, qui reste à la hauteur de la chasse.
Mais si on pousse le crochet un peu au-dessus du couteau j, le crochet
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