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là poulie, il saisit ié goujon de la bâfre supérieure et entraîne cette der-nière. Comme cette barre est reliée au crochet à ressort qui maintenait laboîte à navette élevée, elle le fait osciller, et la boîte libérée retombe parson propre poids.
Tels sont, en résumé, les divers systèmes de changement mécanique desnavettes proposés ou appliqués jusqu’à ce jour. Il nous reste à décrireavec détail celui que nous avons représenté dans notre pl. 29, le systèmede M. Bornèque, que l’on a pu voir fonctionner à l’Exposition universelle de 1855, et qui nous paraît d’une simplicité exceptionnelle quoiqu’il s’ap-plique à un nombre quelconque de navettes. Tel que nous l’avons repré-senté, il fonctionne avec quatre navettes.
DESCRIPTION DU MÉCANISME A CHANGEMENT DE NAVETTES, REPRÉSENTÉPAR LES FIG. 1 A 7 DE LA PLANCHE 29.
La fig. 1 est l’élévation vue de face d’une portion d’un métier méca-nique à tisser, muni du système de M. Bornèque. Cette figure est àl’échelle de 1/12.
La fig. 2 est une vue de bout, avec coupe transversale partielle, faitesuivant la ligne 1-2, à travers le mécanisme de changement de navettes.
La fig. 3 est une section longitudinale suivant 3-4, par derrière la boîteà navettes.
La fig. 4 est un plan correspondant.
La fig. 5 est, à l’échelle de 1/9, une vue de face de détail de la ratièrequi produit les changements de navettes.
La fig. 6 est une coupe transversale correspondante.
Enfin la fig. 7 est une vue extérieure, de côté, de ce même appareil.
Les organes essentiels qui composent ce nouveau métier sont :
1° Une boîte à couteau, recevant, par le moyen d’une came, un mouve-ment de va-et-vient dans le sens vertical ;
2° Un crochet à plusieurs crans, relié par une chaîne ou un systèmequelconque de transmission à la boîte à navettes, dont on veut amenerl’un ou l’autre des compartiments à la hauteur de la chasse. Ce crochet,saisi par l’un ou l’autre de ses crans, est soulevé, aux moments voulus,de quantités variables, par le couteau de la boîte à mouvement vertical ;
3° Un tambour à douves mobiles, ou plutôt une chaîne sans fin forméede planchettes ou douves articulées les unes aux autres et munies sui-vant un dessin donné de goujons d’autant de longueurs diverses qu’il y ade crans au crochet. Ces goujons font, à leur passage, avancer plus oumoins le crochet au-dessus du couteau, afin que ce dernier l’enlève parl’un ou l’autre de ses crans, selon la navette qui doit agir.
On voit par les figures que le métier se compose d’un bâti A, danslequel est monté l’arbre moteur B, qui est coudé et fait osciller par desbielles le battant C. L’extrémité de l’arbre moteur porte un pignon b, qui