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Tome dixième.
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TISSAGE ÉLECTRIQUE. 301

dune telle flexibilité, quils ne cessent dadhérer au papier et de le main-tenir dans sa course.

La partie du papier qui doit être mise en contact avec les aiguilles, passeentre deux plaques parallèles en cuivre, percées de trous qui correspon-dent aux trous que porte le papier. De cette manière, les effets de dilatationne peuvent produire que des ondulations et les trous du papier ne cessentdêtre daplomb avec les aiguilles et leur livrent toujours passage.

M. Junot, fabricant de châles à Paris , et M. Blanchet, nont pas cessédepuis vingt ans, de soccuper de cette question, et sont arrivés à pro-duire un appareil qui a fonctionné à lExposition universelle de 1855, et ya exécuté, sous les yeux du public, un châle riche en entier.'

De môme que M. Acklin, ces inventeurs ont eu pour but la substitutiondu papier continu aux cartons.

Afin dobtenir la marche régulière du papier, ils ont employé un appa-reil sadaptant au métier, et quils nomment dérouleur et enrouleur.

Cet appareil a spécialement pour avantage de tenir le papier dans unetension continue et modérée, que sa marche ait lieu en avant ou en ar-rière. Les rouleaux sur lesquels il se meut, sont retenus par un loquet àengrenage qui cède par la simple pression du poids du papier, et aumoyen dune corde réglée par les levées de la Jaequart. Cette douceurdans tous les mouvements de lappareil, permet lemploi du papier sanscrainte de le déchirer, attendu quil nest point tire par des repères, maispar lensemble des rouleaux.

Il faut observer que dans la fabrication des châles, la même passée decouleur devant souvent se faire une seconde fois, le dessin doit être rap-pelé; il faut donc, par conséquent, que le mouvement de va-et-vient dupapier soit très-facile, et cest ce que permet le dérouleur et enrouleur deMM. Junot et Blanchet.

Ces inventeurs, comme M. Acklin, adaptent devant les aiguilles de laJaequart un appareil supplémentaire, intermédiaire entre le papier et lemétier. Il serait préférable de trouver un moyen de le mettre en commu-nication directe avec le métier Jaequart ordinaire; mais les mouvementsprécipités et durs de ce dernier nont pas encore permis de lappliqueravec succès.

M. Pascal a fait aussi quelques tentatives dans ce sens, et tout le mondea pu voir à lune des dernières expositions, un métier à la Jaequart pré-senté par lui, et fonctionnant sans cartons.

M. Pascal remplace les cartons par une toile métallique de 500 duitesau mètre, destinée, par conséquent, à remplacer 500 cartons, repré-sentant environ 40 mètres de développement. Les mailles de la toile mé-tallique sont remplies dun vernis, et le tout recouvert dune couche decaoutchouc; on se sert de cette surface pleine, comme on le ferait duncarton, et lon procède au lisage et au piquage.

Nous devons dire aussi quelques mots dun système qui nous parait