Band 
Tome dixième.
Seite
392
JPEG-Download
 

392

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

avoir de lavenir, de celui dun inventeur de mérite, M. Rives aîné, de Tou­ louse , dont nous avons déjà eu loccasion de citer plusieurs découvertes utiles.

Ce système consiste à remplacer les cartons ordinaires par des plaquesmétalliques très-minces, de 18 à 20 millimètres de largeur seulement, sur15 à 20 centimètres de longueur, que lon perce sur toute leur étendue de400, de 600 et même de 800 trous, selon que le métier auquel on les ap-plique doit être de 400, 600 ou 800 aiguilles.

Ces plaques se réunissent à charnière ou simplement par des fils quileur permettent toute la mobilité nécessaire. Percées à lemporte-pièce, àlaide dun outil très-précis, également à linventeur, elles présententtoute la régularité, toute lexactitude désirable dans lécartement et lediamètre des trous.

Pour faire usage de ces plaques, suivant un dessin donné, il suffit deles tremper dans un bain composé de cire et dune autre matière conve-nable, qui forme une sorte de pûte assez compacte pour adhérer au métal,en remplissant tous les trous qui y sont pratiqués. On a ainsi des platinespleines et unies, qui peuvent être débouchées aisément par des poinçonsagissant exactement comme ceux de lemporte-pièce, mais qui résistenttrès-bien cependant à la pression des aiguilles lorsquelles sont placées surle métier.

Le débouchage ou le percement des trous ainsi remplis peut se Taire,en lisant le dessin piqué que lon doit reproduire, et en frappant sur destouches qui correspondent aux poinçons, comme on le fait par lappareilque nous avons publié dans le v e volume de ce Recueil (pl. 36).

Avec lingénieux mécanisme que M. Rives a imaginé à ce sujet, on peutopérer très-rapidement, avec une grande précision et beaucoup plus éco-nomiquement que par le mode de lisage ordinaire employé jusquici pourle percement des cartons Jacquart.

On comprend que par un tel système de plaques métalliques, on alavantage de réduire considérablement le volume et le poids des cartons,et de plus, de les conserver, pour ainsi dire, dune manière indéfinie, puis-que, quand on ne veut plus fabriquer les tissus avec le même dessin, ilsuffit de jeter toutes les plaques dans une bassine, de faire fondre la cirequi les garnit afin de les déboucher complètement, puis de reboucher en-tièrement les trous comme on la fait une première fois, et de les repercersuivant le nouveau dessin à reproduire.

Le matériel de cartons employé par le fabricant devient ainsi bienmoins encombrant, dune longue durée, et lui permet de réaliser unegrande économie, tout en lui donnant la facilité de changer de dessinsaussi souvent quil peut le désirer.

Observons que dans toutes les dispositions qui précèdent, on névitenullement lopération si longue et si délicate du Usage. On a eu princi-palement pour but de réduire le volume et le prix des cartons, tandis queM. Rorielli dont nous allons faire connaître lingénieuse découverte, ne