TISSAGE ÉLECTRIQUE. 399
ainsi un mouvement oscillatoire do même que son axe çj 1 . De ce mouve-ment dépend toute la marche de l’appareil électrique.
Il faut nécessairement que les aiguilles a' soient poussées comme parles cartons du jacquart. A cet effet, les tringles / (fig. 10 et 11) sontmunies à leur extrémité d’un disque e 2 , et sont ou ne sont pas pousséescontre les aiguilles, suivant que les électro-aimants ne sont pas aimantésou le sont.
Les tringles sont poussées contre les aiguilles au moyen d’un levier X,dont le point d’appui est en w (fig. 9) contre le cadre fixe/, et qui serelie par un goujon w' au cadre mobile ou chariot / 3 .
A l’extrémité inférieure du levier X s’attache un poids X', qui le solli-cite à s’incliner dans le sens indiqué fig. 9, ce qui tend à amener le cha-riot/ 3 contre les aiguilles a'.
A l’arbre / est fixé un bras de levier g 3 , qui se relie par une tringle (favec un levier en équerre g' 1 oscillant sur un axe fixe. Quand la griffe R 2s’élève, l’axe g 2 est sollicité de telle sorte que le bras à peu près horizontalde l’équerre g" presse sur le bras, horizontal aussi, du levier X. Ce dernieroscille alors en sens contraire de l’effort qu’exerce le conti’e-poids X', et lechariot/ 3 est ramené en arrière. Un crochet X 2 articulé à l’extrémitésupérieure du levier X, s’agrafe par son propre poids sur une traverse % 3 .Mais, lorsque la grille descend, l’axe g 2 et les leviers g 3 et g 3 effectuentun mouvement inverse, et ce dernier, après avoir abandonné le bras hori-zontal du levier X, va soulever le crochet X 2 . Le levier X, ainsi rendulibre, obéit de nouveau à l’impulsion de son contre-poids, et ramène lechariot/ 3 contre les aiguiiles. Cette disposition de leviers existe de chaquecôté de l’appareil.
Les électro-aimants o sont disposés par étages sur les plates-bandes d'.Leurs armatures sont des axes verticaux e f montés sur pivots, et portantdeux bras horizontaux ê qui viennent s’appuyer contre le barreau e quandil est aimanté en faisant légèrement pivoter l’axe e'.
Le bras supérieur e 3 de chaque armature se recourbe et forme un pro-longement vertical (fig. 10) terminé par une pièce isolante, sur laquellerepose l’extrémité d’une tringle /.
Chaque tringle / est munie d’un petit crochet / qui traverse, par unemortaise, une des barres / 2 du chariot p. Lorsque la tringle/ est soutenuepar l’armature e 3 , le bord supérieur de la mortaise, bord mince et formantcouteau, vient rencontrer le crochet// et, comme la barre p se meut avecle chariot // elle pousse la tringle / contre l’aiguille correspondante a'.
Si, au contraire, l’armature est entraînée par son aimant comme celle s(fig. 10 et 11), elle laisse échapper la tringle/, et le couteau de la tra-verse/ 2 glisse alors au-dessus du crochet / sans l’entraîner.
Afin de pouvoir se servir d’une pile très-faible, on a imaginé de la mettreen communication successivement avec les plates-bandes d'.
A cet effet, la tringle g s (fig. 12 et 13) porte un taquet l qui entraîne,