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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
dans un va-et-vient, une pièce V glissant sur une tige horizontale P, lapièce V est en métal, et porte un ressort l 3 . Au-dessous du trajet de lapièce l' se trouvent des lames métalliques isolées, en forme d’équerre l\en nombre égal aux étages d’électro-aimants, et communiquant chacune parun fil avec une des plates-bandes cV qui sont isolées les unes des autres.
Le fil + de la pile arrive à une pièce m en contact avec une autrepièce de métal ni' qui s’étend au-dessus des lames P sans les toucher. Lapièce à ressort V l 3 établit le contact entre m 'et P.
Marche du dessin. —Le soulèvement des lames R et du peigne S,lorsque le dessin avance, a lieu par le moyen de bielles P 4 , s’articulantaux leviers X (fig. 9), et qui poussent à chaque oscillation des leviers cou-dés P 3 . Ceux-ci portent la traverse P 2 et le peigne S qu’ils soulèvent.
La marche du cylindre P a lieu par un mécanisme qui a quelque analogieavec celui que nous avons décrit précédemment, et qui permet égalementle détissage.
Armures. Coups de fond. — Les inventeurs sont parvenus, avec cetappareil, à résoudre une véritable difficulté : celle de donner alternative-ment un coup de fond et un coup de dessin.
La mécanique est munie, comme quand on se sert de cartons, de quel-ques crochets actionnant les armures de fond. Leurs aiguilles sont surtrois rangs, ce qui explique la torsion apparente des tringles H'(fig. 9),qui commandent ces aiguilles. Une des extrémités de ces tringles, formetrois rangs horizontaux, tandis que l’extrémité opposée est sur un seul rang.
Contre cette extrémité appuie une pièce H 2 , fixée au chariot f 3 , et quipousse dans son mouvement toutes ces tringles à la fois. Au-dessousmarche sur un prisme une chaîne à dessin H 3 , munie de goujons, qui sou-lèvent tantôt l’une, tantôt l’autre des tringles H'. Celle-ci ne peut alorsêtre repoussée par la pièce H 2 ; par suite, l’aiguille correspondante nebouge pas, et son crochet est soulevé.
Pour donner le coup de fond, il faut nécessairement paralyser l’appa-reil électrique. Il a suffi pour cela, de produire, tous les deux coups,une interruption dans le circuit. A cet effet on a muni de deux en deuxles plaques de la chaîne à dessin H 3 , d’un goujon supplémentaire, lequelsoulève un levier qui fait partie du circuit et qui l’interrompt en sesoulevant.
Nous ajouterons en terminant, que les inventeurs ont décrit dans leursbrevets, et exécuté un mécanisme électrique pour changer les navettesdans le métier mécanique, comme on a pu le voir à la fin de l’Exposition universelle de 1855. Toutefois, ils n’ont considéré cette application quecomme une démonstration de la possibilité d’atteindre ce résultat. L’ap-pareil est en effet compliqué, et serait avantageusement remplacé parun appareil mécanique, tel que celui de M. Bornèque, que nous avonsdécrit dans notre précédent article.