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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
de limiter la course de la main, en venant butter sur une pièce inclinée /t 3 >fixée au bâti.
On voit que cette main-poseur est animée de deux mouvements distincts,qui pourtant sont combinés pour concorder. Le premier par l’intermé-diaire de la saillie de la came F 7 , a pour but de retenir la griffe éloignéependant le temps nécessaire au passage des mandrins, et, quand le galet </vient entrer dans la partie évidée de cette came, de forcer la griffe à pin-cer l’extrémité du papier, sur le petit cylindre cannelé i (fig. 3).
Le second, par Faction de la courbe h', fixée au volant, de soulevercette griffe ou main-poseur, pour dégager le mandrin, qui n’a plus alorsqu’à tourner sur lui-même, comme nous allons le voir, pour enrouler lepapi r que la griffe vient de lui donner.
Le disque F est muni de six mandrins enrouleurs /, disposés commecelui représenté en détail fig. 8. Chacun de ces mandrins est formé d’uncône cannelé en acier/, / et d’une partie cylindrique qui se prolonge del’autre côté de la face du disque, sur lequel il est soutenu par un supportarqué f 2 . Cette partie cylindrique est munie d’un pignon i', d’une ron-delle i 2 et d’une petite poulie i 2 . Cette dernière vient frotter sur unecourroie I (fig. 1 et 2), disposée sur le côté, près de la griffe, et tendueau moyen d’une lame de cuir fixée au bâti inférieur par un ressort.
Cette courroie I fait tourner par friction chaque mandrin, au fur et àmesure que les rondelles i 2 se présentent pendant la rotation du disque F,jusqu’à ce qu’un petit ergot j, dont ces rondelles sont munies, viennebutter sur une courbe métallique qui suit la forme de la lame de cuir.
Pendant le temps que la rondelle glisse sur cette lame, retenue parfai-tement fixe par son ergot, le mandrin ne tourne plus; il vient alors scprésenter pour recevoir le papier coupé que la main-poseur commence àenrouler.
Les petits pignons i', fixés à l’extrémité de chaque mandrin, ont poureffet de faire tourner les mandrins avec une grande vitesse, aussitôt qu’ilssont munis du papier. C’est pourquoi ils engrènent avec une crémaillèrecirculaire F (fig. 2 et 3), fixée sur l’un des côtés du bâti. Du côté opposéest fixé un petit axe muni d’un levier courbe J (fig. 3), à l’extrémité du-quel est attachée une forte lanière de cuir F, qui passe sur un cylindrecannelé, et qui est tendu au moyen d’un contre-poids f. Ce contre-poidstend constamment cette lanière, pour la forcer à s’appliquer fortementsur la circonférence des mandrins, ou plutôt sur le papier qui les entoure.
Comme ces mandrins tournent avec une grande vitesse, le papier rouléautour d’eux est forcé, en tournant sur cette lanière, de s’appliquer, dese serrer en spires régulières, et même à se coller, parce que l’une desextrémités a été préalablement enduite de colle, ainsi que nous le verronsplus loin.
Le mandrin enrouleur continuant sa marche, rencontre une pince quisaisit le tube au moment où le pignon désengrène de la crémaillère circu-