438
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
boulons simplement vissés dans la fonte qui en forme alors l’écrou ; carl’action de serrer et desserrer les boulons ne tarde pas à user les filetstaillés dans la fonte, qui, on le sait, résiste peu en mince épaisseur.
SUITE DES MODÈLES DE PALIERS REPRÉSENTÉS SUR LE DESSIN PL. 33.
Palier simple de M. Faivre (fig. 17 à 19). —Cet ingénieur, aussimodeste et intelligent que mécanicien habile, a proposé, depuis plusieursannées, un mode d’ajustement pour les paliers qui paraît très-rationnel etpeut être, dans bien des cas, adopté de préférence à d’autres dispositionsque l’on rencontre en pratique.
On a pu voir précédemment que l’adjonction des joues ou rebords auxcoussinets, si convenable pour les maintenir invariablement dans leurplace, a nécessairement l’inconvénient de masquer les surfaces en contactet d’en rendre par conséquent l’ajustement difficile; mais que, si le rem-placement des joues par des nervures ou clefs permet au contraire lavérification de cet ajustement, celui-ci n’en est guère plus facile à faire :on pourrait presque dire qu’il l’est moins.
Le système de M. Faivre consiste à employer les boulons mômes duchapeau comme nervures pour retenir les coussinets, lesquelles présen-tent par suite, avec l’intérieur du palier, des surfaces sans saillies que l’onpeut ajuster l’une sur l’autre sans aucune difficulté.
Yoici en quoi réside le mode d’ajustement :
Le corps A ayant extérieurement une forme analogue à ce que nousavons vu jusqu’ici, l’intérieur est disposé pour recevoir les coussinets 1!et B', dont celui inférieur est à pans et l’autre est rectangulaire ; ils n’ontde joues ni l’un ni l’autre, et présentent une forme prismatique sans sail-lies aucunes, comme l’intérieur du palier.
Les boulons a, au lieu de traverser le corps À de part en part, se logentdans des entailles venues de fonte avec le palier, et ouvertes à son intérieursous forme de rainures rectangulaires avec une partie agrandie corres-pondante au pan coupé pour recevoir la tête du boulon. Ceux-ci sont donccarrés dans leur hauteur correspondante à celle du palier, et ont une tèteayant tout à fait la forme d’un T ; leur partie supérieure, qui traverse lechapeau c, est, ronde et taraudée.
Or la section fig. 19 fait voir que les boulons mis en place pénètrent enpartie dans les coussinets dans lesquels on a pratiqué une rainure sem-blable, mais de peu de profondeur : donc les boulons servent à maintenirles coussinets, comme cela aurait lieu au moyen de joues ou de languettesdisposées comme dans le palier décrit fig. 5 et C, pl. 32.
Mais ici la simplicité de l’ajustement est remarquable, ainsi que la pré-cision qu'il est possible d’y apporter. Les rainures venues de fonte dans lecorps du palier n’empéchent en rien de dresser les surfaces soit à la lime,soit autrement, et de même ne mettent pas d’obstacle à ce que l’on pce-