CONSTRUCTION DES MACHINES.
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vient s’appliquer contre la face verticale d’un bâti de fonte, et s'y fixe,comme à l’ordinaire, avec deux boulons c; mais il repose aussi sur untalon d venu de fonte avec le bâti, de façon que sa position devient parfai-tement invariable, indépendamment des boulons c et du jeu qu’ils peuventavoir dans leurs trous.
Cette disposition du corps avec la semelle entraîne la suppression del’un des boulons du chapeau, qui est alors remplacé par une clavette eprenant ses points d’appui sur le chapeau et sur un talon /, ménagé à ceteffet après la semelle. Le boulon restant conserve sa forme ordinaire, et,avec le genre de forme que nous avons adopté, il passe librement dans untrou percé d’outre en outre dans la demi-colonne, en évitant ainsi letaraudage dans la fonte ou l’encastrement de la tête, ainsi que cela se faitquelquefois.
Un boulon prisonnier ne peut pas, de toute façon, être adopté, attenduque, pour dégager le chapeau de sa place, on ne peut lui faire parcourirverticalement que la hauteur correspondante à l’épaisseur de la clavette e.
Pour cette même raison, et afin de réduire la saillie du palier autantque possible, le chapeau n’y pénètre que d’une très-petite quantité, sui-vant deux ajustements à 45“ coïncidant avec deux des angles des coussinets.
Quant à la forme extérieure de ces derniers, c’est l’octogone quisemble le mieux convenir pour conserver aux angles du corps du palierune résistance suffisante avec la moindre largeur; elle permet aussi,comme on vient de s’en rendre compte, le dégagement facile du chapeau.
PALIER A SEMELLE VERTICALE DE FACE (FIG. 15 ET 16).
La simple inspection de ces figures indique, mieux que ne le pourraitfaire une définition quelconque, le mode d’emploi de ce système de palier.On peut voir, en résumé, qu’il est applicable contre une traverse poséehorizontalement, et dont la largeur ou épaisseur horizontale est insuffi-sante pour recevoir le palier.
La semelle b forme le prolongement de l’une des faces du palier auquelelle est reliée par deux nervures e. Comme dans l’exemple précédent, ona réservé un talon d, qui vient reposer sur la traverse I, pour obtenir uneassise régulière et constante, indépendamment des boulons c qui fixent lepalier à la traverse.
Les coussinets sont encore ajustés cylindriquement, comme étant laméthode la plus facile et tout à fait suffisante pour ces supports, qui sontgénéralement de faible dimension.
Les boulons du chapeau sont prisonniers dans le corps A, et fixés parconséquent au moyen d’un taraudage dans la fonte. La partie extérieuredes boulons est également taraudée, et reçoit les écrous à l’aide desquelsle chapeau est retenu.
On sait que ce mode de construction est bien préférable à celui des