PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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La fig. 23 est une section transversale de l’ensemble faite par l’axemême du tourillon.
. Il se distingue d'abord par l’application d’un coussinet en bois de gaïac,qui convient parfaitement pour les tourillons des roues hydrauliques,dont la rotation lente permet ce mode de construction, qui a aussi l’avan-tage de joindre l’économie à un bon service.
Le corps A forme une cage de fonte dont l’intérieur est ouvert rectan-gulairement pour recevoir le coussinet B de môme forme et muni dejoues qui s’appuient contre des saillies a, ménagées sur chaque face dupalier. Ces saillies, ainsi que les côtés intérieurs de la cage, doivent êtrebien dressés, pour que le coussinet s’y ajuste sans jeu.
Le coussinet, au lieu de reposer sur la semelle, est supporté par deuxcontre-clavettes à talons b, qui traversent le palier dans toute sa largeuren passant dans les mortaises pratiquées sur les côtés; mais chaque contre-clavette repose elle-même sur une clef de serrage c, qui remplit avec ellela mortaise. Ainsi que cela doit avoir lieu dans une construction soignée,la clavette c est terminée par une partie taraudée passant dans une portéepercée, forgée avec la contre-clavette b , et contre laquelle vient s’ap-puyer l’écrou d, qui sert à retenir la clavette c.
C’est par cette disposition toute particulière qu’il devient facile de réglerla place du coussinet B, et par suite de maintenir le tourillon à la hauteurvoulue, malgré l’usure. Il suffit en effet de chasser plus ou moins les cla-vettes c, qui sont plus étroites d’un bout que de l’autre, pour relever lecoussinet d’une quantité déterminée, après quoi on serre les écrous dpour empêcher tout effet de recul de la part des clavettes.
Nous devons faire remarquer que cette condition d’avoir deux clavettesà manœuvrer ensemble exige une certaine précaution pour les faire agirbien régulièrement; mais il serait difficile de n’admettre qu’une seuleclavette, à cause de la grande largeur du palier, et aussi à cause des bou-lons, comme nous le verrons plus bas.
La charge agissant sur le tourillon à peu près régulièrement dans ladirection de l’axe vertical qui passe par son centre, les côtés du corps dupalier sont relativement minces; mais ils sont garnis de forts bossages àl’endroit des mortaises dans lesquelles les clavettes sont ajustées, et sontrenforcés de chaque côté par deux nervures e. C’est entre les clavettes etces nervures que l’on a ménagé les bossages demi-ronds percés d’un troupour les boulons / qui fixent le palier, soit directement sur une pierred’assise, soit sur une plaque de fondation en fonte C, comme nous l’avonsindiqué, ce qui, du reste, vaut mieux.
Mais, les boulons étant ainsi placés entre les clavettes, il est nécessaired’élever les bossages suffisamment pour que les écrous soient complète-ment dégagés. Cette disposition est avantageuse de toute façon, car ellepermet de diminuer la longueur totale du palier en rapprochant les bou-lons aussi près du centre que possible.