CONSTRUCTION DES MACHINES.
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Le palier se trouve donc monté sur une plaque de Conte C, qui s’entailledans la maçonnerie avec la nervure g qu’elle porte en dessous, précisé-ment dans l’axe môme des boulons /, à l’endroit desquels elle porte desrenflements ronds.
Comme toujours, la semelle du palier est située entre deux ergots h,contre lesquels s’appuient des coins i, qui servent à régler la position ducentre.
il n’existe donc pas ici de coussinet supérieur ni de chapeau; celui-ciest remplacé par une bride D. qui a surtout pour fonction de garantir letourillon des substances étrangères pouvant lui nuire; elle porte aussi dela même pièce la boîte à graisse j, Cette bride D n’éprouvant pas de pres-sion, il suffit pour la fixer de deux petites vis k taraudées dans les bordsdu corps A. Néanmoins, pour que la bride revienne toujours bien à saplace, elle porte deux talons /, qui emboîtent exactement le corps du palierpar ses bords extérieurs, ce qui la maintient très-bien et complète l’har-monie de l’assemblage. Cette précaution est d’autant mieux justifiée quel’intérieur de la bride ne touche pas le tourillon, d’où l’ajustement devientinutile dans cette partie.
Nous avons dit que la bride portait la boîte à graisse, parce que ce n’estpas un godet graisseur, suivant l’expression consacrée, mais bien unecapacité un peu grande pour contenir une certaine quantité de graisse àl’état pflteux dont on se sert habituellement, au lieu d’huile, pour lubrifierles tourillons de ce genre; par conséquent, la boîte j occupe toute la lar-geur du palier, et la fig. 23 fait voir que l’ouverture par laquelle la graissese trouve en contact avec le tourillon existe aussi suivant toute la longueurdu tourillon.
Palier a coussinets partiels (fig. 24 et 25). — Le modèle de palierque cçs figures représentent est emprunté à la transmission de mouve-ment des importantes forges de Guérigny . Il peut servir de point de com-paraison pour les supports destinés à résister à des efforts considérables.On sait, en effet, combien sont immenses les résistances que les axes deslaminoirs ont à surmonter, résistances évidemment ressenties par tousles organes de leur mécanisme.
Ce qui distingue principalement le palier fig. 24, c’est la disposition descs coussinets qui sont divisés en quatre pièces , dont deux a sont placéesau-dessus et au-dessous du tourillon, en n’embrassant chacun qu’environun quart de la circonférence, et les deux autres b, situés sur l’axe hori-zontal , dont la largeur est encore moindre.
La substitution de ces portions de coussinets à des coquilles entières apour raison l’usure, qui est très-prompte, et qui oblige de les changerfréquemment. Il est évidemment préférable de n’avoir à remplacer queces coussinets partiels plutôt que des coussinets ordinaires, d’autant plusque l’usure se manifeste inégalement, et surtout sur les coussinets supé-rieurs et inférieurs a. On peut remarque]', qu’en effet, ces coussinets sont