CONSTRUCTION DI.S MACHINES.
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MODÈLES DE BOITARDS.
On donne généralement ce nom, en mécanique, à des garnitures rem-plissant complètement l’office d'un palier ordinaire, mais pour des arbresverticaux, condition qui modifie nécessairement la forme de la pièce, sur-tout en raison du graissage. On se sert souvent, il est vrai, de paliers ordi-naires pour des arbres placés verticalement ; mais, outre que cela présentedes inconvénients, ce n’est pas toujours possible. Nous citerons des exem-ples où un organe d’une construction spéciale est indispensable, soit àl’égard des fers de meules, soit pour des arbres de transmission traversantdes planchers, ou des arbres traversant un plateau ou un croisillon, etc.
Il sera facile de voir, par les exemples que nous en donnons ci-dessous,dans quelles circonstances leur application est utile et convenable.
Boitard de meule (fig. 33 et 34). — L’arbre vertical qui soutient unemeule et la met en mouvement, et qui est connu sous le nom de fer demeule, n’a ordinairement que deux points d’appui, l’un à son extrémitéinférieure et l’autre auprès de la meule qu’il supporte ; mais, comme il nela traverse pas et que le point d’appui doit en être néanmoins aussi prèsque possible, on le prend dans la meule dormante, qu’il traverse de parteu part. La garniture que l’on établit au centre de cette meule prend alorsle nom de boiturd.
Le corps du boitard est un cylindre de fonte A, scellé dans l’ouverturecentrale de la meule B. A l’intérieur du cylindre A se place une pièce C,également de fonte, qui repose et se fixe par des boulons b sur un rebord avenu de fonte avec le corps principal A. La forme que présente la pièce Cen projection horizontale l’a fait désigner sous le nom de trèfle. La fig. 34indique quelle est formée d’un disque circulaire, percé au centre pour lefer de meule, ou axe vertical 1), et fondu avec trois parties qui laissententre elles trois vides rectangulaires pour recevoir les coussinets c et leurscoins de serrage d. Les trois parties présentent elles-mêmes à l’intérieurune cavité demi-cylindrique e, que l’on garnit d’étoupe graissée.
L’arbre I) traversant le trèfle se trouve par conséquent centré et guidépar les coussinets c, et continuellement lubrifié par l’étoupe grasse dontles évidements e sont remplis. L’huile ne convient guère à une garnituredisposée verticalement, et, pour le cas présent, il faut une graisse qui seconserve longtemps, puisque le boitard de meule est complètement en-fermé, et qu’il est impossible de le visiter constamment.
Les coussinets c sont repoussés chacun par un coin de fer d, muni d’unevis de rappel/, taraudée dans l’un des deux talons appartenant au coin, ettraversant l’autre. Cette vis est engagée d’un bout dans le couvercle E quiferme le boitard, et de l’autre dans le disque du trèfle ; elle est terminéedes deux bouts par un carré par lequel on peut la tourner.
Bar conséquent, la vis guidant le coin par ses deux extrémités, et elle-