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Tome dixième.
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CONSTRUCTION DI.S MACHINES.

Ml

MODÈLES DE BOITARDS.

On donne généralement ce nom, en mécanique, à des garnitures rem-plissant complètement loffice d'un palier ordinaire, mais pour des arbresverticaux, condition qui modifie nécessairement la forme de la pièce, sur-tout en raison du graissage. On se sert souvent, il est vrai, de paliers ordi-naires pour des arbres placés verticalement ; mais, outre que cela présentedes inconvénients, ce nest pas toujours possible. Nous citerons des exem-ples un organe dune construction spéciale est indispensable, soit àlégard des fers de meules, soit pour des arbres de transmission traversantdes planchers, ou des arbres traversant un plateau ou un croisillon, etc.

Il sera facile de voir, par les exemples que nous en donnons ci-dessous,dans quelles circonstances leur application est utile et convenable.

Boitard de meule (fig. 33 et 34). Larbre vertical qui soutient unemeule et la met en mouvement, et qui est connu sous le nom de fer demeule, na ordinairement que deux points dappui, lun à son extrémitéinférieure et lautre auprès de la meule quil supporte ; mais, comme il nela traverse pas et que le point dappui doit en être néanmoins aussi prèsque possible, on le prend dans la meule dormante, quil traverse de parteu part. La garniture que lon établit au centre de cette meule prend alorsle nom de boiturd.

Le corps du boitard est un cylindre de fonte A, scellé dans louverturecentrale de la meule B. A lintérieur du cylindre A se place une pièce C,également de fonte, qui repose et se fixe par des boulons b sur un rebord avenu de fonte avec le corps principal A. La forme que présente la pièce Cen projection horizontale la fait désigner sous le nom de trèfle. La fig. 34indique quelle est formée dun disque circulaire, percé au centre pour lefer de meule, ou axe vertical 1), et fondu avec trois parties qui laissententre elles trois vides rectangulaires pour recevoir les coussinets c et leurscoins de serrage d. Les trois parties présentent elles-mêmes à lintérieurune cavité demi-cylindrique e, que lon garnit détoupe graissée.

Larbre I) traversant le trèfle se trouve par conséquent centré et guidépar les coussinets c, et continuellement lubrifié par létoupe grasse dontles évidements e sont remplis. Lhuile ne convient guère à une garnituredisposée verticalement, et, pour le cas présent, il faut une graisse qui seconserve longtemps, puisque le boitard de meule est complètement en-fermé, et quil est impossible de le visiter constamment.

Les coussinets c sont repoussés chacun par un coin de fer d, muni dunevis de rappel/, taraudée dans lun des deux talons appartenant au coin, ettraversant lautre. Cette vis est engagée dun bout dans le couvercle E quiferme le boitard, et de lautre dans le disque du trèfle ; elle est terminéedes deux bouts par un carré par lequel on peut la tourner.

Bar conséquent, la vis guidant le coin par ses deux extrémités, et elle-