PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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même maintenue à sa place, lorsqu’on la fait tourner dans le sens conve-nable, le coin descend en suivant l’axe de la vis, et, par l’effet de sa faceinclinée, fait avancer le coussinet vers l'axe D.
Pour que la vis / soit retenue bien fixe dans le sens vertical, elle estmunie au-dessus de la base du trèfle d’une rondelle goupillée g, que l’onfixe après que la vis a été introduite dans les talons du coin; elle est ainsiprisonnière entre cette base et le couvercle rapporté E.
Tout l’ensemble du boitard est recouvert ensuite d’une couche de plâtreaffleurant le dessus de la meule, ou d’une tôle mince h, fixée par des vissur le bord du boisseau A. Ce dernier moyen semble préférable en ce qu’ilrend le démontage plus facile : on adopte ordinairement le premier desdeux; mais, dans tous les cas, la disposition donnée ici aux vis /permetde les atteindre en dessous et de pouvoir agir sur les coussinets sans riendémonter.
En résumant les diverses particularités qui distinguent un boitard despaliers ordinaires, on doit remarquer la propriété qu’il possède de pouvoircentrer l’axe tournant avec beaucoup d’exactitude, puisque les coussinets,au nombre de trois, peuvent être dirigés isolément vers le centre, àvolonté.
Boitard au centre d’un croisillon (fig. 35 et 36). — C’est ici lecas général d’un axe vertical traversant une pièce de fonte disposée hori-zontalement, plateau ou croisillon, ainsi que cela se présente souvent, etprincipalement à l’égard de l’arbre central d’un beffroi de moulin com-mandant plusieurs jeux de meules, ou de l’arbre moteur d’une turbine;mais la disposition de ce boitard est beaucoup plus simple que précédem-ment, par la raison qu’il se trouve établi dans une pièce de fonte directe-ment, et que toutes ses parties peuvent être rendues accessibles.
Le centre de la pièce A, que nous admettons être un croisillon à troisbras, est disposé comme un moyeu de roue, conformé intérieurementcomme le trèfle dont nous venons de parler, c’est-à-dire avec trois évi-dements rectangulaires pour loger les coussinets a et leurs coins b, et troiscavités c pour contenir l’étoupe grasse.
Mais les coins b sont ici de simples clavettes ordinaires, terminées cha-cune par une tige taraudée et un écrou d en dessous pour l'empêcher dese desserrer. Ces clavettes, plus minces que la largeur des coussinets, sontajustées dans des mortaises qu’elles remplissent exactement. Ces différentsévidements ne traversent pas entièrement le moyeu, qui est seulementouvert d’un trou à sa "partie inférieure pour le passage de l’arbre B, et detrois autres trous pour laisser traverser les tiges taraudées des clavettes.Le tout est recouvert d’une plaque de tôle e de fer ou de cuivre vissée,pour empêcher la poussière de s’y introduire.
La fig. 37 représente, en section verticale, une modification de la dis-position précédente.
Dans ce premier cas, ou supposait que les deux faces du croisillon