CONSTRUCTION DES MACHINES.
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tète qui vient affleurer avec le contour arrondi de la pièce. Le boulonsorti, on retire le chapeau d’autant plus aisément qu’il n’entre pas carré-ment à sa place, et que son ajustement forme un plan incliné partant del’angle du coussinet, qui est octogone ou à huitpaws. Pour la même raison,le côté du chapeau engagé sous le talon c ne pénètre pas dans le corps dupalier, et laisse un vide à l’endroit du pan coupé que présente le coussinetdans cette partie.
Comme on peut le voir par la fig. 2 ( vue de profil de la partie inférieurede la chaise), le corps du palier, généralement plus mince que le diamètrede la colonne B, est renflé autour des coussinets, afin que ceux-ci aientune portée suffisante.
Quoique la figure ne l’indique pas, on peut comprendre aisément quela colonne B est creuse, pour ne ne pas augmenter le poids de la pièceinutilement; les nervures D ont évidemment, comme résistance, uneinfluence supérieure à toute la solidité que pourrait présenter la co-lonne, dont l’épaisseur n’est pas, en résumé, de plus de 15 à 18 milli-mètres.
Quant aux proportions générales d’une chaise semblable, elles dépen-dent bien davantage de son application particulière que de celles que l’onvoudrait essayer de lui assigner à l’avance.
D’abord la tension des courroies qui enveloppent les poulies que portel’arbre, et d’où dépend surtout l’effort qui tend à arracher la chaise de saplace, est très-variable; il y en a souvent un très-grand nombre, et dansdifférentes conditions.
Et puis, en admettant cet effort déterminé, son effet change avec ladistance du centre du palier au patin, distance qui se trouve déterminéed’après les diamètres des poulies ou des engrenages montés sur l’arbre.
En un mot, à part les proportions du palier proprement dit, la pratiqueest le plus sûr guide pour trouver celles de la chaise entière, lorsqu’on afixé la hauteur du centre de l’arbre à la semelle ou patin. Ajoutons cepen-dant, comme remarque générale, que la distance des boulons en a, nedoit jamais être de beaucoup inférieure à la hauteur du centre de l’arbreau patin, et qu’il vaut même mieux qu’elle lui soit supérieure, ainsi quecela arrive dans l’exemple fig. 1 et 2.
Chaise a trois paliers (fig. 3 à 5). —Comme pose et comme em-ploi, cette chaise est analogue à la précédente; mais elle présente unedisposition bien remarquable et distincte en ce qu’elle comprend troiscoussinets, dont deux situés sur un même axe et le troisième perpendicu-laire aux précédents.
Cette chaise convient parfaitement pour porter les extrémités de troisarbres, dont l’un porte une roue d’angle qui commande simultanément lesdeux autres par deux roues semblables.
Dans un tel but, la chaise est construite de façon qu’on puisse tou-'jours maintenir les trois tourillons exactement dans le même plan hori-