PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Comme amélioration apportée à sa construction, nous ferons remar-quer que les vis b , au lieu d’ctre taraudées directement dans la fonte, sontmunies chacune d’un écrou de fer e, qui se loge dans une entaille venuede fonte avec le corps de la pièce A. On sait que c’est toujours avantageuxde supprimer les taraudages dans la fonte.
En résumé, c’est un boîtard semblable à ceux que nous avons décritsprécédemment, si ce n’est qu’il constitue un organe spécial comme unpalier, comme celui représenté fig. 38 et 39, mais dans des conditionsmeilleures. Sa forme extérieure, entièrement ronde et sans nervures,convient mieux aussi, comme pièce qui peut être placée sur le sol ou surun plancher, et qu’il peut être dangereux de rencontrer en marchant.
Ce qui nous reste à passer en revue maintenant, comme organes rem-plissant les fonctions de paliers, est classé dans la catégorie des chaises ousupports On sait que l’on désigne ainsi des pièces qui ne diffèrent despaliers ordinaires que par l’extension que leurs formes générales prennent,soit à cause de l’élévation du centre au-dessus de la base ou réciproque-ment, soit par la position du point d’appui et sa distance de l’arbre qu’ils’agit de supporter.
MODÈLES DE CHAISES ET SUPPORTS REPRÉSENTÉS SUR LE DESSIN PL. 34.
Chaise simple (fig. t et 2). — Cette pièce est spécialement appropriéeà l’établissement des arbres horizontaux de transmission, suspendus, pourainsi dire, sous les planchers, et auxquels la chaise est elle-même fixée.
Elle se compose d’un corps de palier A, fondu avec une colonne B etun large patin C, qui s’y trouve relié par deux nervures plates D en formede potences. Ces nervures aboutissent à deux bossages a, situés à l'endroitdes quatre trous pour les boulons au moyen desquels on fixe la chaise auxpoutres du plancher. Cette structure est très simple et souvent employée,mais toutefois avec plusieurs variantes. Ainsi, par exemple, on disposeparfois deux corps de paliers sur la même colonne, soit l’un derrière l’autredans un même plan, pour deux arbres parallèles très-rapprochés, soit enretour d’équerre pour supporter les extrémités de deux arbres placésperpendiculairement.
Comme il est d’un certain intérêt de diminuer la saillie du palier etd’en rapprocher le centre autant que possible de celui de la colonne, iln’existe qu’un boulon b pour fixer le chapeau E, dont l’une des extrémitésest engagée sous un talon e venu de fonte avec la colonne. Le tirage duboulon, prenant son point d’appui sur le coussinet supérieur, fait toutnaturellement porter l’autre bout du chapeau contre le talon et le main-tient solidement à sa place.
Mais alors, lorsqu'on veut retirer le chapeau, il faut nécessairementsortir le boulon en le repoussant de haut en bas : aussi n’est-il pas fixé àdemeure. 11 est libre, au contraire, dans le corps du palier et porte une