CONSTRUCTION DES MACHINES.
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quant, la structure de cette chaise, dont la section horizontale faite sur lecorps principal B, reliant le palier À au patin C, aurait la forme d’un T. Ilest utile de remarquer, néanmoins, que la nervure D, qui entoure auxtrois quarts le corps du palier, est très-favorable à une grande résistance,qui serait, à la vérité, dirigée dans ce sens.
E est le bras destiné à la barre du débrayage, qui est supposée rectan-gulaire, et doit glisser dans la mortaise a, pratiquée à l’extrémité du bras.
2 e Modèle (fig. 7 et 8). — Cette chaise, également disposée pour guiderla barre d’un débrayage, est donnée ici spécialement pour sa structureparticulière et pour l’ajustement de la partie qui reçoit les coussinets.
Le corps A du palier, avec le chapeau B, est formé d’un mamelon cy-lindrique relié au patin C par un panneau évidé a, bordé des deux côtéspar une nervure b , qui se raccorde avec le corps d’une manière régulière.
Le chapeau B, participant à la forme générale de la chaise, consistepar conséquent en une demi-coquille augmentée d’une joue c qui s’ajusteaplat sur le panneau; un seul boulon d, traversant les deux parties, sertà maintenir le chapeau.
On conçoit que la disposition même de la pièce a conduit à faire ouvrirle chapeau suivant une ligne oblique environ à 45° par rapport à l’axevertical; mais le godet graisseur e est nécessairement ramené dans cettedernière direction.
Cette pièce se distingue par sa forme gracieuse et simple; mais elle estaussi conçue en vue d’une application à des arbres légers.
Chaise fermée (fig. 9 et 10). — Les différents types de chaises quel’on vient de passer en revue, présentent comme propriété générale, sousdes formes diverses, une disposition qui est indispensable pour s’appli-quer à des arbres d’une certaine longueur, soutenus par plusieurs chaisesà la fois, et que l’on doit néanmoins pouvoir sortir de leur place sans êtreobligé de démonter les supports; pour atteindre ce résultat, le palier,dans chacune de ces chaises, est entièrement dégagé du corps de lapièce, et, se trouvant par cela même à côté de son axe normal, est enquelque sorte en porte-à-faux, condition qui oblige à donner à la chaiseune grande résistance, par une combinaison bien entendue de sesdimensions.
Mais pour des arbres courts, ou portés seulement par deux points deleur longueur, on peut employer pour support celui représenté parlafig. 9, qui en est une vue de face verticale, et la fig. 10 une section hori-zontale faite un peu au-dessus du chapeau.
Ici, le corps A est relié de chaque côté, symétriquement, avec lasemelle C par deux jambages courbes D (ils pourraient être droits), ayantune section en forme de T, ainsi que le montre la fig. 10.
On peut donner ainsi au palier tout le développement nécessaire pourdisposer le chapeau B de la façon la plus usuelle, et lui conserver la formeordinaire. Bien que ses boulons a soient indiqués comme étant prisonniers