MACHINES A FABRIQUER LES TUYAUX POUR DRAINAGE . 465
Une disposition spéciale de l’appareil, assez compliquée du reste, permetd’opérer la section suivant la forme que nous venons d’indiquer.
Machine de Webster a Soüthampton. — Cette machine est entiè-rement en métal et pèse huit tonnes. Elle est munie d’une roue à levier,ce qui permet de réduire un peu les engrenages; mais le prix de la fonte,en France , la rendait trop coûteuse pour que son emploi puisse s’y étendrebeaucoup. Elle est à un cylindre horizontal.
Machine de MM. Landers et Williams. — Cette machine, très-bienexécutée en France par la maison Calla, étant représentée en détail surla pi. 35, fait l’objet de la description spéciale et complète que nous don-nons plus loin. On verra qu’elle a beaucoup d’analogie avec celles à systèmehorizontal de M. Clayton, de M. Whitehead et autres.
Nous citerons enfin pour mémoire, les machines de MM.
Brodie. construite par M. John Dovie , à Glascow. — Cette machine, àdeux coffres horizontaux, se distingue en ce que les pistons sont comman-dés par un axe coudé dont les coudes sont opposés ;
Denton et Charnock, à Wakefield;
Richard Weller, à Cassel, qui est à deux moules, fait 1500 tuyaux àl’heure et coûte 600 fr.;
Swaijne , à Pembridge, qui fait 500 tuyaux à l’heure et coûte 550 fr.;
Smith, de Deanston, qui fait 1500 tuyaux à l’heure et coûte 580 fr.;
Schlosser,k Paris , dont la machine est à double effet; les cylindres,horizontaux, sont mobiles, et on les enlève de la machine pour les remplirde terre, puis on vient les remettre en place. La machine de M. Schlosser,qui épure la terre en une seule opération, coûte 650 fr. Trois cylindresaccompagnent chaque machine;
J. F. Poster, Old-foundry, à Carlisle. — La machine de ce constructeurse compose de deux parties distinctes : un tonneau malaxeur dans lequeltournent deux couteaux en hélice, et un système de cylindres lamineursdisposés comme ceux de la machine d’Ainslie. Cet ensemble coûte de3,625 à 4,000 fr.;
Tussaud, à Paris , système vertical à hélice ;
Nous terminerons enfin cette énumération, en citant la machine deM. Rielmann, directeur de l’École agricole de Hassenfelde (Prusse). Cettemachine, qui fit l’objet d’une communication de M. Barrai à la séance du2 avril 1856 de la Société impériale et centrale d’agriculture, peut êtreconsidérée comme le type des machines simples. Elle ne coûte, en effet,que 38 à 40 fr., et peut, cependant, produire par jour 3,000 tuyaux. Elleest toute en bois, à l’exception de la filière qui est en fer. Un piston debois, dont la tige est articulée avec un levier dont l’extrémité tourne au-tour d’un axe fixé en haut du montant d’arrière, est mis en mouvementx. , 30