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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
de permettre de varier l’amplitude des oscillations, et par suite la lon-gueur du bout de fil de fer amené aux matrices.
Le galet inférieur D'transmet, par deux roues droites K, son mouve-ment au galet supérieur. La pression nécessaire est donnée à ce dernierpar une tige recourbée t, sur le milieu de laquelle presse la vis verticale uque porte la barre x fixée au bâti.
Pour les vis à tête plate, un seul estampage suffît. On peut conserverla disposition que nous venons de décrire, en supprimant undes poinçonset en remplaçant l’autre par un fouloir plat, tandis que les matrices pré-senteraient des trous fraisés. On peut avoir aussi deux poinçons sem-blables, et alimenter en même temps en haut et en bas. On ferait ainsideux vis à la fois, pour chaque révolution de l’arbre moteur.
Avant de passer aux autres opérations nécessaires pour faire la vis, nouscroyons devoir indiquer les dispositions particulières de la machine à cou-per, brevetée au nom de M. Newton, en 1817, afin que l’on puisse jugerdes différences qui existent entre cette machine et celle de M. Sloan.
DISPOSITION DE LA MACHINE A COUPER LE FIL ET A FORMER LA TÊTE.
Suivant l’auteur, les perfectionnements qu’il a apportés à cette machine, con-sistent :
1° A faire produire un double effet à deux séries de coins presseurs qui reçoiventun mouvement d’oscillation ou de glissement de manière que, pendant qu’une pairede coins reçoit le fil de métal et le coupe de la longueur voulue, l’autre paire serreun tronçon de fil de métal, préalablement coupé, et le maintient pendant qu’il estsoumis à l’action du poinçon qui doit faire la tête. La moitié inférieure de chaquepaire de coins est fixée invariablement sur un sommier qui reçoit les mouvementsvoulus de glissement, et les deux moitiés supérieures sont fixées respectivement àdes mâchoires montées à charnières sur le sommier, et, à l’aide d’un mécanisme,elles sont alternativement ouvertes et fermées pour abandonner les tiges et pourrecevoir une nouvelle longueur de fil métallique.
Le fil métallique est amené dans la machine par deux séries d’alimentateurs, etdeux couteaux ou ciseaux sont disposés de manière à détacher alternativementune longueur de fil métallique au moment où le poinçon est employé à former unetête sur la longueur de fil qui a été précédemment coupée;
2° A mettre en communication avec ces coins ou plutôt avec leurs sommiers, unappareil qui fait que le coin serre le fil de métal pendant que la tête se forme. Al’extérieur des deux séries de coins sont placées des cames oscillantes qui ouvrentles mâchoires des coins, pour qu’ils abandonnent les tiges dont la tête est formée,et reçoivent une nouvelle longueur de fil métallique. Quand une nouvelle longueurde fil métallique aura été reçue, les cames fermeront les mâchoires qui serreront lefil pendant qu’il sera soumis à l’action du ciseau ;
3° A disposer des cames, leviers, arbres oscillants et leurs accessoires, de ma-nière à donner tous les mouvements nécessaires aux organes, le poinçon à têteexcepté, qui est mené par une manivelle fixée sur l’arbre qui porte les cames; parces dispositions, deux séries de rainures sur un seul arbre (chaque série consistant