479
MACHINES A FABRIQUER LES VIS A BOIS.
en une came à deux rainures), donnent les mouvements capables d’activer quatreleviers oscillants, chaque levier recevant le mouvement convenable d’une rainuredans laquelle voyage un goujon implanté dans le levier. Les mouvements nécessairessont transmis à l’appareil d’alimentation, au mécanisme qui commande les coins,aux cisailles ou couteaux et aux cames, au moyen de bras,-de barres et de leviersde transmission ;
4° Dans une manière d’introduire le fil, au moyen d’un segment strié qui oscillesur son axe et qui, par l’action d’un ressort auquel il est lié, pince le fil entre soncontour strié et un rouleau de pression placé au-dessous; le mouvement d’oscilla-tion du rouleau alimentaire lui est communiqué par une bielle s’attachant à unepoignée saillant du rouleau et fixée sur un bras relié à ce rouleau. La connexionest opérée au moyen d’une glissière armée d’une vis d’ajustement, disposition quipermet d’augmenter ou de diminuer le rayon du bras, et conséquemment d’as-surer avec une grande précision l’alimentation du fil métallique; celui-ci est pincé,pour être introduit dans la machine, quand une des roues tourne dans un sens, etdélivré quand cette roue tourne en sens inverse.
La fig. 10 du dessin, pl. 36, représente une section verticale et transversale faitevers la tête de la machine, pour montrer les organes principaux qui fonctionnent.
La fig. 11 est une coupe longitudinale d’une partie de l’appareil alimentaire et dela cisaille.
La fig. 12 est un fragment de section horizontale faite à la hauteur de la ligne 7-8.
Le bâti principal de cet appareil porte aux deux extrémités opposées deux piècesparallèles A, reliées entre elles par des barres à écrous B, afin de résister à la pres-sion du mécanisme qui sert à former la tête. Le 91 métallique s peut, si on le désire,être passé entre des rouleaux redresseurs, comme on le voit fig. 11 ; mais cettedisposition n’est pas essentielle. Au sortir des rouleaux redresseurs, si on les em-ploie, le fil passe entre un rouleau q et un segment r, disposés comme dans la sec-tion transversale fig. 11. Un des rouleaux est cannelé et l’autre a seulement une têtesaillante légèrement cannelée et pouvant entrer dans la cannelure du premier. Cettecannelure du rouleau et du segment les rend propres à s’ajuster aux divers cali-bres de fils de métal qui sont travaillés par une seule machine.
Le rouleau inférieur q est supporté dans un cadre v ; un bout de ce cadre tourne surun axe et l’autre est lié avec une tringle verticale u à mouvement vertical. Cette tringletraverse un guide formé par une pièce saillant du bâti de la machine et animé d’unmouvement de bas en haut, de manière à presser le rouleau contre le segment et àlui faire pincer le fil au moyen d’un ressort à hélice t qui repose sur ladite piècesaillante et presse contre un collet ou une rondelle sur la tringle u. L’extrémitéinférieure de cette dernière porte une bride à pédale qui permet à l’ouvrier, quandil désire introduire une nouvelle partie de fil métallique, de déprimer le rouleau q.Ce rouleau tourne d’ailleurs librement et fait l’office de guide et de rouleau pres-seur à l’égard du segment r , qui est monté sur un arbre horizontal, avec lequel iltourne d’abord pour introduire la longueur voulue de fil, puis revient à sa place pouron reprendre une nouvelle longueur.
Ce mouvement alternatif est produit par un mécanisme de bielle et de manivelle,que l’on met en rapport avec le levier z monté sur l’arbre à bascule Y et portant ungoujon ou galet mobile dans l’une des rainures hélicoïdales ou obliques pratiquéessur la circonférence du cylindre ou tambour N.
Il est important que la cisaille saisisse le fil avant que le rouleau presseur ne le