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Tome dixième.
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MACHINES A FABRIQUER LES VIS A BOIS.

lever la bavure, un second bossage m', dune moindre longueur, fait denouveau avancer loutil contre la tête, puis le laisse reculer. En mêmetemps, une seconde échancrure latérale de la came a' a fait de nouveaumanœuvrer le coussinet é 2 qui sétait éloigné pour laisser passer la vis ar-rivant du fraisage, puis sest avancé pour la soutenir pendant que le burinx a enlevé la bavure.

Cela fait, la pince souvre, un petit ressort aide à faire tomber la vis,qui est immédiatement remplacée par une autre. Celle-ci a de même latête tournée, va au fraisage, revient pour enlever les bavures, tombe, estremplacée par une troisième, et ainsi de suite.

Nous avons indiqué sur la fig. 19, la forme de loutil destiné à tournerles têtes plates, et sur la fig. 20 celle du burin destiné à former les têtesrondes. Il est utile de disposer le porte-outil, dans le cas des vis à têteplate, un peu obliquement, afin que loutil vienne attaquer en même tempsla partie plate et la partie conique, et les quitte simultanément.

Nous devons observer que les arbres v et w sont légèrement mobilesdans le sens de leur longueur, et leur extrémité, comprimant un ressortà boudin n ', vient glisser en avant, en rencontrant un guide en plan inclinéo' dont la position peut se régler, de façon à déterminer la prise de loutilx sur le métal de la vis. La mobilité des arbres dans ce sens- a un butque lon verra plus loin.

Fraisage de lentaille.Cette opération a lieu dans le moment,après avoir eu sa tête tournée, la vis transportée par la demi-révolutionde larbre t, est arrivée et est maintenue à un point diamétralement op-posé à celui se tourne la tête., comme la poulie J ou K (selon la pincequi vient dapporter une vis), nest plus en contact avec la courroie, lapince, et par conséquent la vis ne tournent plus sur elles-mêmes.

La fraise circulaire y est montée sur un axe vertical q', qui est commandépar une paire dengrenages dangle / r 1 , lesquels prennent leur mouve-ment de larbre moteur B. Elle tourne précisément vis-à-vis du pointauquel arrive la vis.

Celle-ci est saisie par une pince qui la tient fortement et lapproche petità petit contre la fraise qui lentaille à la profondeur voulue ; puis la pincéfait reculer la vis de la même quantité, pour la dégager de la fraise : ellelabandonne ensuite pour lui permettre de se transporter de nouveau, enune demi-révolution, à loutil x. Cest pour permettre ce mouvement dela vis, et par conséquent de la pince qui la tient, par lequel elle sappro-che, puis séloigne de la fraise, que les arbres »ou» sont mobiles dansle sens de leur longueur. Mais on pourrait, si on le préférait, rendre lafraise mobile et laisser la vis fixe.

Cette pince qui saisit la vis pour lentailler, est vue en coupe verticale eten vue de côté dans les fig. 21 et 22.

Elle se compose dune mâchoire fixe s', et dune mâchoire mobile t'.Cette dernière est montée au bout dun levier u' oscillant en v', et dont