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MACHINES A FABRIQUER LES VIS A BOIS.
lever la bavure, un second bossage m', d’une moindre longueur, fait denouveau avancer l’outil contre la tête, puis le laisse reculer. En mêmetemps, une seconde échancrure latérale de la came a' a fait de nouveaumanœuvrer le coussinet é 2 qui s’était éloigné pour laisser passer la vis ar-rivant du fraisage, puis s’est avancé pour la soutenir pendant que le burinx a enlevé la bavure.
Cela fait, la pince s’ouvre, un petit ressort aide à faire tomber la vis,qui est immédiatement remplacée par une autre. Celle-ci a de même latête tournée, va au fraisage, revient pour enlever les bavures, tombe, estremplacée par une troisième, et ainsi de suite.
Nous avons indiqué sur la fig. 19, la forme de l’outil destiné à tournerles têtes plates, et sur la fig. 20 celle du burin destiné à former les têtesrondes. Il est utile de disposer le porte-outil, dans le cas des vis à têteplate, un peu obliquement, afin que l’outil vienne attaquer en même tempsla partie plate et la partie conique, et les quitte simultanément.
Nous devons observer que les arbres v et w sont légèrement mobilesdans le sens de leur longueur, et leur extrémité, comprimant un ressortà boudin n ', vient glisser en avant, en rencontrant un guide en plan inclinéo' dont la position peut se régler, de façon à déterminer la prise de l’outilx sur le métal de la vis. La mobilité des arbres dans ce sens-là a un butque l’on verra plus loin.
Fraisage de l’entaille. —Cette opération a lieu dans le moment où,après avoir eu sa tête tournée, la vis transportée par la demi-révolutionde l’arbre t, est arrivée et est maintenue à un point diamétralement op-posé à celui où se tourne la tête. Là, comme la poulie J ou K (selon la pincequi vient d’apporter une vis), n’est plus en contact avec la courroie, lapince, et par conséquent la vis ne tournent plus sur elles-mêmes.
La fraise circulaire y est montée sur un axe vertical q', qui est commandépar une paire d’engrenages d’angle / r’ 1 , lesquels prennent leur mouve-ment de l’arbre moteur B. Elle tourne précisément vis-à-vis du pointauquel arrive la vis.
Celle-ci est saisie par une pince qui la tient fortement et l’approche petità petit contre la fraise qui l’entaille à la profondeur voulue ; puis la pincéfait reculer la vis de la même quantité, pour la dégager de la fraise : ellel’abandonne ensuite pour lui permettre de se transporter de nouveau, enune demi-révolution, à l’outil x. C’est pour permettre ce mouvement dela vis, et par conséquent de la pince qui la tient, par lequel elle s’appro-che, puis s’éloigne de la fraise, que les arbres »ou» sont mobiles dansle sens de leur longueur. Mais on pourrait, si on le préférait, rendre lafraise mobile et laisser la vis fixe.
Cette pince qui saisit la vis pour l’entailler, est vue en coupe verticale eten vue de côté dans les fig. 21 et 22.
Elle se compose d’une mâchoire fixe s', et d’une mâchoire mobile t'.Cette dernière est montée au bout d’un levier u' oscillant en v', et dont