PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Pour cela, l’extrémité du levier l est munie d’un goujon ou teton infé-rieur t (fig. 28), qui se présente latéralement au moyeu de la came m. Orce moyeu est lui-même muni d’une saillie u, qui en fait une came à pousséelatérale. Cette saillie, en agissant contre le téton t, pousse de côté tout lesystème du levier l, de la douille k, du levier j et de la pince/. Il enrésulte que cette dernière introduit la tête de la vis dans la pince h, quise ferme aussitôt et la saisit fortement.
La came m soulève de nouveau le levier l, que son ressort rappelle laté-ralement à sa position primitive, ainsi que la pince /. En raison de lavitesse avec laquelle tourne la came m, tout cela s’est fait dans un tempstrès-court, c’est-à-dire que le levier l est remonté avant que l'échancrure sde la came n ait passé. Le levier vient donc porter de nouveau sur la cir-conférence de la came n jusqu’à ce que la même série d’effets recommencepour une nouvelle vis.
Ouverture et fermeture de la pince h. — Comme on l’a vu parce qui précède, cette pince doit s’ouvrir pour recevoir la vis, se fermerpour la saisir fortement et tourner sur elle-même pour la fileter.
Nous allons en décrire le mécanisme à l’aide de la fig. 24.
L’arbre moteur B est complètement creux, et son extrémité forme unechape v. dans laquelle est montée la pince h dont les deux mâchoires sontéchancrées semi-circulairement, de manière à présenter, en se rappro-chant, un trou dans lequel est pris le col de la vis que lui présente lapince /.
Les branches de la pince h sont munies chacune d’une pièce w qui, ap-puyant sur elle par un bout, s’y agrafe de l’autre par un goujon x. Chaquepièce w se termine par un galet y, et ces deux galets, actionnés par uncoin « qui tend à les séparer, agissent pour fermer la pince h.
Le coin s, lorsqu’il se meut de gauche à droite, tend en effet à écarterles galets y et, par suite, à fermer les mâchoires h; mais, lorsqu’il se meutdans le sens opposé, il abandonne ces galets, et son extrémité présenteune échancrure angulaire A' qui, venant saisir deux saillies internes B' desbranches de la pince h, tend, par l’effet de ses plans inclinés, à rassemblerces deux saillies j et ouvre par suite les mâchoires de la pince.
Il faut donc que le coin z soit animé, aux intervalles voulus, d’un mou-vement alternatif. Voici comment :
Le coin s forme l’extrémité d’une tige (7, qui s’étend dans toute la partiecreuse de l’arbre B et est guidée à son extrémité par un trou W. Un fortressort à boudin E' entoure une portion de cette tige (7, en buttant d’unbout contre un écrou F r qui, monté sur une partie filetée de la tige, per-met de bander plus ou moins ce ressort, de l’autre contre l’extrémité d’unechape G', qui porte elle-même contre un épaulement W de la tige.
Il est à remarquer que, non-seulement l’arbre B est creux, mais qu’ilest rainé en Y pour permettre l’introduction des pièces qui composent lemécanisme intérieur.