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MACHINES A FABRIQUER LES VIS A BOIS.
mettre de régler avec précision l’amplitude des oscillations de la main.
La bielle e s’articule par son autre extrémité au bras vertical du leviercoudé Y, déjà mentionné, dont elle transmet les oscillations au levier b età la main U.
La main U, renfermant donc une vis, s’écarte du conduit S, pour laprésenter à une pince/, décrite plus loin. Mais, pour que le bas du con-duit ne reste pas ouvert, la main porte un prolongement g, qui est uneportion de surface cylindrique ayant pour axe l’axe d. De la sorte, lorsquela main U s’éloigne, son prolongement g, se mouvant sous et tout contrel’extrémité du conduit S, le maintient fermé, et y retient les vis dont laplus basse tombe à son tour dans la main U, au retour de cette dernière.
Marche de la pince /. — Cette pince exécute les mouvements sui-vants : lorsque la main U lui présente une vis, elle s’abaisse un peu pourprendre cette dernière, se relève immédiatement avec elle pour permettrele retour de la main; cela fait, elle abaisse la vis à la hauteur de l’axe del’arbre moteur B ou de la pince h qui le termine ; puis, par un mouvementlatéral, elle introduit la tête de cette vis dans la pince h, qui la saisit, etenfin elle revient à sa première position. Voici comment :
La pince/est une pince à ressort, comme celle du même genre décritepour la machine à former les têtes. La main U est échancrée en i pourpermettre à la pince d’y pénétrer et de saisir la vis.
La pince/est adaptée à l’extrémité d’un bras de levier/, que porte unedouille k, ajustée sur l’arbre X. Cette douille porte un autre bras de levierl, terminé en forme de T, pour pouvoir être actionné par deux cames met n, fixées l’une sur l’arbre à cames I, l’autre sur la douille O (fig. 23, 26et 28), de sorte que la came m tourne à une vitesse beaucoup plus grandeque l’autre.
Un ressort à boudin, attaché sous le levier l et en un point fixe du bâti,sollicite constamment ce levier de haut en bas, et, comme ce ressort estoblique, il sollicite latéralement la douille k , de façon à faire toujoursporter son embase ou partie renflée p contre son palier ou support g.
La came n présente d’abord à l’extrémité du levier L un petit renfonce-ment.?-, qui le laisse s’abaisser un peu, pour le relever immédiatement. Cemouvement, qui se transmet à la pince f, est précisément celui qui lui faitsaisir la vis que lui présente la main U.
Après que la main s’est éloignée pour laisser le passage libre à la pince/, qui en ce moment est munie d’une vis, la came n présente au levier lune échancrure beaucoup plus profonde s (fig. 26), une solution de con-tinuité qui le laisse tomber jusque sur la came m, laquelle, en ce moment,lui présente sa partie la plus basse. Par suite de ce mouvement, la pince/'s’est abaissée de manière à présenter la vis qu’elle tient à la pince h.Celle-ci, par un mécanisme qu’on décrira plus loin, est en ce momentouverte.
11 s’agit d’y introduire la tête de la vis.