PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Suivant la description et le croquis donnés par cet inventeur, son appa-reil consistait en deux plateaux montés horizontalement; l’un recevait lemodèle et l’autre la copie à produire. Ces deux plateaux étaient comman-dés simultanément par trois roues d’engrenage, dont deux rapportées sur' leurs axes respectifs, et l’autre servant d’intermédiaire; de façon qu’ilspouvaient ainsi tourner sur eux-mêmes et dans le même sens, en décri-vant ensemble des angles égaux. Sur la même ligne que les plateaux, l’au-teur avait disposé un support qui servait de point fixe de rotation à unvéritable pantographe, muni de deux branches articulées terminées pardes touches. L’une de celles-ci, suivant exactement les saillies du modèle,servait de guide, et l’autre permettait de reproduire ces saillies en les ré-duisant ou en les augmentant, suivant la disposition adoptée.
Nous devons faire remarquer, au sujet de cet appareil, que, comme simi-litude avec d’autres machines analogues, et en particulier avec celle quenous allons décrire spécialement, les centres des plateaux se trouvaient enligne droite avec le point d’appui du pantographe; mais il est bon d’ajouterque ce dernier n’était point muni d’outils mobiles pouvant eux-mêmestravailler de la matière dure; aussi, on ne devait s’en servir uniquementque pour vérifier des contours exécutés, ou pour travailler un corps mou,tel que du plâtre frais, de la terre glaise ou de la cire.
Le 30 juin de la même année 1836, MM. Lachevardière et O prirent unbrevet d’invention pour un appareil propre à graver les médailles et àexécuter des bas-reliefs.
Leur système se composait d’une alidade portant un guide et un burinqui suivaient et répétaient les saillies d’un relief donné, l’ensemble del’appareil étant disposé sur une table plane; l’original et la copie étaientfixés sur deux plateaux qui s’éloignaient ou se rapprochaient l’un de l’autre;l’alidade, qui décrivait des arcs de cercle horizontaux, amenait le guide etle burin sur toute la surface des pièces, en suivant nécessairement lesreliefs du modèle.
Le même brevet indiquait plusieurs dispositions, et particulièrement unpantographe faisant le même travail et réduisant à volonté.
A la suite de ces premières machines vient celle de M. de Jouffroy, dontle brevet date du 31 octobre de la même année 1836.
Cet inventeur, connu déjà pour d’autres innovations, a représenté deuxmotifs de sculpture placés sur deux plateaux disposés à peu près commeles précédents, si ce n’est qu’ils sont situés à une même hauteur; mais ladisposition qu’il a imaginée ne se prête guère qu’à la reproduction exactedu modèle, sans changement de dimension. Il n’existe pas de pantographe.Un outil et un guide sont adaptés à une alidade centrée en son milieu, surun axe placé entre les deux plateaux et au milieu de la distance qui lessépare. Cette alidade étant placée en quelque sorte diagonalement, par rap-port à la circonférence des deux plateaux, l’outil et le guide correspondentcomme points d’attaque aux deux côtés opposés de l’original et de là copie,