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relativement à l’axe commun des plateaux. La répétition est du reste bienexacte, par l’effet des saillies du modèle qui font osciller l’alidade, et pla-cent toujours l’outil dans une position bien semblable par rapport à la pièceque l’on exécute.
On remarque que l’outil était animé d’un mouvement de rotation etdisposé pour travailler lui-même.
Peu de temps après est apparu le brevet qui est l’origine de la machineà sculpter dont celle actuelle est un perfectionnement. C’est en effet le9 novembre 1836 qu’a été délivré à M. Dutel un brevet pour des machinesdisposées pour copier de la sculpture et pour exécuter aussi des réductions.
Nous ne pouvons parler que très-succinctement des dispositions proposéespar cet inventeur pour exécuter les copies pures et simples. Comme prin-cipe général, nous avons remarqué que l’original et la copie étaient montéssur deux plateaux semblablement disposés et pouvant tourner simultané-ment sur eux-mêmes. L’outil et le guide, situés à une distance l’un del’autre, égale à l’écartement des plateaux, se trouvaient montés à l’extré-mité d’un châssis qui, par la disposition de ses points de rotation sur lebâti général, pouvait osciller à la fois verticalement et horizontalementdans toutes les positions possibles.
Mais, soit à l’égard de ces machines, soit pour la machine à réduire, lesoutils ont été disposés pour travailler, c’est-à-dire pour tailler des corpsdurs quelconques. Les machines Dutel ont, en effet, fonctionné avec desoutils tournants et taillés en fraises, ainsi qu’avec des burins agissant parpercussion.
Pour revenir maintenant à la machine à réduire, nous dirons que, telleque l’a premièrement décrite M. Dutel, elle se composait d’un banc en boissur lequel étaient montés deux plateaux ayant leurs axes verticaux et mu-nis d’une roue à dents réunies toutes deux par une chaîne, de façon,comme toujours, à leur communiquer simultanément un mouvement derotation.
Mais ce qui distingue cette machine des précédentes, c’est la construc-tion du pantographe. Il se composait d’une tige en fer munie de deuxbras articulés formant avec elle un parallélogramme exact en raison dedeux autres tringles, parallèles à la principale, qui réunissaient les deuxbranches. Celles-ci étaient formées d’un châssis en bois pour recevoir lemécanisme de l’outil ou du guide; elles étaient d’inégales longueurs, etleurs extrémités se trouvaient sur une ligne droite, passant par le centrede rotation du pantographe. Mais, contrairement à ce qui a été fait plustard, les deux plateaux et le centre de rotation du pantographe étaientsitués sur une même ligne horizontale. Il y a bien loin, en résumé, decette première ébauche à la même machine Dutel que nous avons vue fonc-tionner il y a quelques années, et dans laquelle le pantographe était déjàentièrement en fonte, ainsi que la plupart des pièces du mouvement desplateaux.