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PUBLICATION INDUST1UELLE.
Si nons supposons maintenant qu’il s’agisse de faire la réduction d’unepièce, on placera le modèle sur le plateau H, en l’y assujettissant d’unefaçon invariable, et le bloc de matière destiné à être travaillé devra demême être établi sur le petit plateau G.
Le chiffre de la réduction sera déjà représenté dans cette premièredisposition par les distances des plateaux G et II de l’axe F de rotation;ces trois organes devront occuper une place respective telle que la dis-tance des deux axes verticaux de F et de G soit à celle des axes de F etde II, comme la copie doit être au modèle; c’est-à-dire que si, par exem-ple, on veut réduire au tiers, l’écartement des axes de F et de G doit êtrele tiers de celui des axes de F et de H.
Or la distance de l’axe du pivot F à celui du petit plateau G étant établied’une manière invariable par la disposition de la machine, c’est le plateauH qui doit changer de position pour chaque réduction differente, afin quela distance F à H soit mise dans le rapport voulu avec celle de F à G.
D’autre part, quelle que soit la réduction, les centres de la rotule F etdes deux plateaux doivent être rigoureusement en ligne droite, de façonà figurer un cône circulaire oblique dont le plateau II serait la base, larotule F le sommet, et le petit plateau G une section parallèle à la base (sice n’est qu’il n’est pas nécessaire que les diamètres des plateaux soientdans le rapport correspondant). Pour satisfaire à cette condition, lescentres de la rotule et du plateau H étant toujours situés à une hauteurinvariable respectivement, c'est le plateau G que l’on fait varier de positionen l’élevant ou en l’abaissant suivant la nécessité présente.
En résumé, pour obtenir la double condition de mettre les axes verti-caux dans un rapport de distance donné et les centres en ligne droite, onse trouve dans la situation suivante :
1° Le centre de la rotule F est absolument fixe;
2° L’axe vertical du plateau G est fixe également, mais il peut s’éleverou s’abaisser;
3° L’axe du grand plateau est au contraire mobile, mais sa hauteur estinvariable.
Maintenant, pour compléter la symétrie de situation des deux plateaux,il ne reste plus qu’à leur concevoir un même mouvement circulaire pouramener les sujets dans toutes les positions désirables, mouvement qu’ilsont en effet, et qui leur fait décrire, à volonté et simultanément, desangles horizontaux parfaitement égaux.
Ce mouvement circulaire des plateaux se donne à la main, par intermit-tence, et de façon à présenter les pièces plus commodément à l’outil soustoutes leurs faces.
Disposition du pantographe. —Ce que nous désignons ainsi est l’or-gane que l’ouvrier fait manœuvrer à la main, et qui porte le guide poursuivre les détails du modèle, et l’outil qui en reproduit les mouvementstout en façonnant la pièce que l’on exécute.