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Il est constitué premièrement par une tringle cylindrique de fer I, en-gagée dans un manchon supporté parla tige F; à cette tringle sont assem-blées deux pièces ou châssis J et II qui forment avec elle et une tige filetéeL un parallélogramme articulé.
L'un de ces châssis, celui II (fig. 1, 2 et 11), porte à l’une de ses extré-mités une tige cylindrique a, terminée par un arrondi sphérique ; cette tigeest le guide avec lequel on suit les contours du modèle.
L’autre châssis J ( fig. 8 à 13) porte dans la même disposition une tige btaillée comme une fraise, et animée d’un vif mouvement de rotation surelle-même, de la môme façon qu’un foret ordinaire ; c’est l’outil qui doitrépéter les mouvements du guide a, et agir pour tailler.
Ceci posé, il est aisé de comprendre que l’ensemble du pantographe doitremplir deux conditions analogues au bâti, avec lequel il se trouve misparfaitement en rapport pour chaque réduction donnée. II faut que les po-sitions des pièces J et K sur la tringle I, par rapport à la rotule F, soient,comme distance, exactement correspondantes à celles des plateaux G etII ; et que les extrémités du guide a et de l’outil b soient en ligne droiteavec le centre de la rotule F, qui se trouve nécessairement le centre demouvement de tout le pantographe.
La façon de faire usage du pantographe peut être maintenant facilementexpliquée. La pièce K porte-guide est muni d’une poignée de bois c, quel’ouvrier tient avec sa main droite en soutenant toute la pièce avec sonbras gauche comme point d’appui; il n’en éprouve aucune fatigue, toutle pantographe se trouvant équilibré dans chacune de ses positionspar un double contre-poids M fixé après la tige L, de l’autre côté de larotule F.
On dirige ainsi le guide a vers tous les points du modèle ; et à chaquemouvement que l’on tente de lui imprimer, la branche K pivote sur sonpoint de centre, appartenant à la tige I, mouvement qui se trouve exacte-ment répété par la branche porte-outil J, reliée à la première par la tigeparallèle L.
L’outil b décrit ainsi des angles égaux à ceux engendrés par le guide;et comme il est animé en même temps d’un mouvement de rotation surlui-même, communiqué par un moteur indépendant et transmis par descordes d, il occupe par conséquent en travaillant, des positions successivessemblables à celles du guide a. Si nous remarquons encore que la tige Ipeut à volonté tourner dans le manchon qui la retient sur la tige à rotuleH, nous pouvons en conclure que le pantographe peut occuper toutes lespositions possibles dans l’espace, et en un mot, comme avec un jointsphérique.
Ce procédé consistant à reproduire des dessins ou objets quelconquesau moyen d’instruments fondés sur le principe des triangles semblables,tels que les compas de réduction, les pantographes ordinaires, etc., estassez connu, et facile à comprendre, dq reste, pour que nous ne nous