PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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de petite enclume e dont on peut régler exactement la hauteur à l’aide ducoin/ et des deux vis butantes e' (fig. 13) ; elle est en outre munie d'uneseconde ouverture d qui permet d’introduire le bulletin sur l’enclume, etd’une saillie d 'sur laquelle on appuie l’index lorsqu’on présente le bulletindans l’ouverture en le tenant pressé entre ce doigt et le pouce.
Le levier intérieur C porte le timbre sec g qui est maintenu dans laboîte ou composteur E par deux pièces F et G; la première est montée àcharnière sur la face évidée du levier, et un fort ressort méplat / lamaintient en pression sur une portée forgée avec la partie supérieure dela boîte; la seconde pièce G, également montée à charnière et munie d’unressort, a pour mission de retenir le timbre ou poinçon g dans la boîte;à cet effet, elle a son point fixe sur la boîte même, et, par une ouverturepratiquée dans celle-ci, elle vient appuyer sur le poinçon muni d’uneentaille pour la recevoir.
Au moyen de cette disposition lorsqu’on veut changer le poinçon, ilsuffît de soulever la pièce F par son bouton f L , de retirer le composteuren le prenant par la saillie et de dégager le poinçon en faisant fléchir leressort de la pièce G.
Une sorte d’enveloppe de cuivre H recouvre les articulations 6 et cdes deux leviers, et l’extrémité recourbée du levier B est garnie de caout-chouc pour amortir le choc sur la saillie I (vue en ponctué fig. 12), ména-gée dans l’intérieur du bâti pour limiter la course de ce levier.
A l’aide de cette machine, il suffit, pour dater les bulletins au fur età mesure, avant de les délivrer aux voyageurs, de les introduire chacunà leur tour dans l’ouverture d de la pièce D et de pousser les leviers dansla position indiquée en lignes ponctuées fig. 12.
11 résulte de ce mouvement une forte pression du poinçon g sur la carteplacée sur l’enclume e; pression obtenue par la combinaison des deuxcentres distincts d’oscillation b et c placés dans deux plans différents.
Ainsi, quand ces deux centres se trouvent placés dans le même axe,c’est-à dire lorsque les deux leviers sont inclinés suivant la ligne b v, lesdeux arcs de cercle v y et v z , décrits chacun de leurs centres respectifs bet c, indiquent le chemin parcouru, le premier par le poinçon et le deuxièmepar l’enclume.
On voit alors qu’ils se rencontrent en un point «, ce qui fait que, quandles deux leviers sont dans la position verticale, le poinçon est naturelle-ment éloigné de l’enclume, et qu’au fur et à mesure qu’on incline cesleviers, le poinçon s’en rapproche en comprimant graduellement la carte,dans laquelle pénètrent alors les lettres en saillie gravées sur le poinçon.
Cette machine complète, par cette impression à sec, la dernière opéra-tion que doit recevoir le bulletin-carte avant d’être délivré.
FIN DU TOME DIXIÈME,