PUBLIC ATION INDUSTRIELLE.
31
tiroir doit ötre calcule de maniere ä parcourir un espace qui est environune demi-fois plus grand que sa course ordinaire. Ce mode est employöpar M. Saulnier ainö, il l’est ögalement par quelques autres constructeurs;ori le trouve compliquö parce qu’il exige d’avoir un chässis a galet, lie ä latringle qui communique son mouvement ä la tige du tiroir. II ne permetaussi de varier la detente qu’en arrötant la machine.
4° Detente par des glissieres mobiles sur le tiroir de distribution. Cemode, que nous avons eu döjä l’occasion de decrire avec la machine deM. Farcot (10 e livraison, I er vol.), est tres-avantageux en ce que les glis-sieres peuvent 6tre mues par le moderateur möme, et, par consequent, ladetente est rendue variable pendant la marche möme de la machine. Desmoyens analogues ont öte proposes par M. Edwards, et appliques sur plu-sieurs machines par cet ingenieur, par M. Pauwels et par quelques con-structeurs anglais .
5° Detente par un disque mobile sur le disque circulaire qui opere ladistribution. Ce procede employe aujourd’hui dans les machines oscillantesde M. Cave est d’une grande simplicite. Comme la distribution de la vapeurse fait par un disque qui regoit un mouvement de rotation continu, et quiest perce d’un orifice qui se trouve alternativement en communication avecle conduit superieur et avec le conduit inferieur du cylindre, on peut con-cevoir qu’en plagant au-dessus de ce disque un diaphragme du möme dia-metre, et percö d’une ouverture semblable par laquelle la vapeur venant dela chaudiere est obligee de passer, suivant que cette ouverture se trouveraplus ou moins en face de la premiere, ceile-ci sera interceptöe plus töt ouplus tard, et, par suite, l’arrivee de la vapeur, au-dessous ou au-dessus dupiston, sera elle-mßme interrompue plus töt ou plus tard. Or, ce dia-phragme est adapte ä une tige que l’on peut manceuvrer ä la main et main-tenir dans une position fixe; il en resulte que l’on peut varier la detentesans (Hre oblige d’arreter la machine.
6° Detente par la soupape d’admission de vapeur. M. Maudsley, et aveclui quelques autres constructeurs ont applique sur Taxe du modörateur äforce centrifuge, une came heligoi'de liee ä la bague glissante, et agissantsur l’extremite d’un levier mobile qu’ils font communiquer avec la soupapeplacee sur le tuyau de vapeur. Lorsque la came monte, eile fait fermer lasoupape et reciproquement. Ce moyen, deja propose depuis Iongtemps, aregu d’heureuses applications dans les machines construites avec tant desoin par M. Meyer et C e de Mulhouse ; toutefois il exige que la soupapesoit ajustöe avec une grande precision pour fermer exactement son orifice.On congoit qu’il puisse s’appliquer d’ailleurs, quel que soit le Systeme dedistribution, tiroirs, soupapes ou robinets. Ainsi, dans la petite machine deMaudsley, oü nous avons eu l’occasion de remarquer ce mode de dötentepour la premibre fois, la distribution avait lieu par un robinet ä mouvementcirculaire ou alternatif, Systeme qui est aujourd’hui presque complötementabandonne.