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Tome deuxième
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PUBLICAT10N INDUSTRIELLE.

employe avec avantage pour les sceliements, les jointements, et pour Iebadigeon des edifices quil protege trös-efficacement.

« Möle avec une quantite egale de sable, il donne des produits dunegrande tenacitd; cest dans cet etat quon lemploie presque exclusivementen Angleterre. » (Academie des Sciences .)

Des experiences ont ete faites, avec ce plätre, au Conservatoire des Arts et Metiers , il y a plus de six mois : on voit les differents enduits qui ont etdfaits sur des surfaces exposees ä lair, ä lhumidite, et sur des parois inte-l ieures, qui se conservent parfaitement.

FABRICATION DE DR APS FEUTRES.

La premißre machine employde pour cette fabrication consiste en unecarde en gros suivie dune carde en fin pour faire la nappe. Deux ouvriersetalent uniformdment de la Iaine non graissee sur une claie sans lin, qui lapresente aux dents des cylindres. Cette laine debourree, divisee, epluchee,passe dun cylindre sur lautre, en segalisant, jusquii la derniere carde,d le peigne detache un voile continu, mince et transparent, qui sen-gage sous dautres gros cylindres garnis dune toile sans fin qui ramönecette premiere nappe en zigzags assez nombreux et assez espaces pourcontinuer une piöce de drap jusquä son point de depart; eile se doubledun second voile, puis dun troisieme, et ainsi de suite jusqua 20, 30 ou40, selon lepaisseur quon veut donner au drap.

« La nappe, arrivde ä lepaisseur voulue, et rendue tres-egale par la su-perposition dun grand nombre de voiles, senroule sur une ensouple queTon porte ä la machine ä feutrer. Celle-ci se compose dune grande tablecouverte dune toile sans fin, sur laquelle reposent une trentaine de cylin-dres en fer, revötus de toiles et animes tous ensemble dun leger mouve-ment de va-et-vient dans le sens de la longueur, et dun mouvement derotation tres-lent. La nappe engagöe sous cette rangee de feutreurs meca-niques re§oit sans cesse des bouffees de vapeur qui disposent, plus quetout autre agent, la laine au feutrage, en faisant tortiller ses brins en cro-chets spiroides, lesquels senchevötrent les uns dans les autres.

« La piece, passee et roulee sur une nouvelle ensouple, est presentee äla machine ä finir et ä durcir letoffe; la nappe, introduite entre deuxtoiles, est travaillde par une trentaine de rouleaux de fonte qui sont agitespar un mouvement de droite et de gauche. La piece est, pendant ce temps,arrosee deau de savon et de bouffees de vapeur.

« Au sortir de cet appareil, le drap peut etre considere comme termine,ä lexception du peignage, de la tonte, de la teinture et de lappröt, qui sepratiquent ä la maniöre ordinaire. » [Mem. encycl.)